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Bâtimétiers N° 17 - 2009 | ENVELOPPE

COUVERTURES MÉTALLIQUES

Prévenir la condensation

À l'origine de problèmes récurrents, la condensation qui se forme en sous-face des couvertures en bac acier peut être prévenue et maîtrisée - dans certaines limites.

Bien adapté à la réalisation des toitures sur charpente métallique sans complexité architecturale (bâtiments logistiques, industriels, équipements, etc.), le bac acier est particulièrement exposé à la condensation. Cette spécificité, due à la forte conductivité thermique et à la faible porosité du matériau, a pour origine deux types de phénomènes. Le premier est naturel et se produit à certaines périodes : il se caractérise par l'abaissement de la température du matériau à un niveau inférieur à celle de la lame d'air ventilée en sous-face du bac. Le second, cause de formation de condensation, est l'apport de vapeur dû à l'activité intérieure du bâtiment (le NF DTU 40.35 ne vise l'utilisation du bac acier que pour les bâtiments à faible ou moyenne hygrométrie(1)). Quelle que soit son origine, la condensation se traduit par la formation de gouttelettes qui ruissellent en sous-face de la couverture, pouvant entraîner de spectaculaires désordres dans le complexe d'isolation ou l'habillage du plafond.

Plusieurs solutions

Plusieurs solutions sont à la disposition du couvreur pour prévenir ce phénomène et ses conséquences(2). Elles touchent les différentes parties composant la toiture (plaque métallique, lame d'air éventuelle, plafond, pare-vapeur) et leur agencement. Elles peuvent être schématiquement regroupées en deux catégories selon qu'elles concernent les systèmes de couverture « froide » ventilée (c'est-à-dire intégrant une lame d'air ventilée entre le matériau de couverture et l'isolation) et les toitures où l'isolation est sur ou entre les pannes (avec lame d'air non ventilée ou sans lame d'air entre la couverture et l'isolation).

Pour les toitures froides avec isolation, un régulateur de condensation doit être utilisé en sous-face du bac acier (les cas d'utilisation sont précisés par le NF DTU 40.35). Se présentant sous forme de plaques de feutre d'une épaisseur de 2 à 3 mm, généralement intégré d'origine au bac acier par le fabricant, le régulateur, qui a l'inconvénient de ne pas être un produit normalisé, a la propriété de retenir une certaine quantité d'eau qui s'évacue ensuite par évaporation. Ce procédé impose de respecter les dispositions de ventilation de la sous-face, notamment les sections des lames d'air et leur épaisseur, qui doit être égale ou supérieure à 4 cm. Le NF DTU 40.35 précise en outre les dispositions de ventilation (ponctuelles ou continues en bas ou en haut de versant et en pignon en haut de versant), en distinguant les bâtiments fermés non isolés et les bâtiments avec une isolation sous pannes. Dans ce dernier cas, les sections de ventilation dépendent de l'hygrométrie du bâtiment.

L'attention est par ailleurs appelée sur la présence et la continuité d'un pare-vapeur qui doit être sous l'isolant ou incorporé à celui-ci, afin qu'une partie de la vapeur d'eau intérieure du bâtiment soit évacuée par le système intérieur de ventilation(3).

L'isolation sur pannes relève quant à elle de procédés non courants : feutres tendus avec pare-vapeur (sous Avis technique) ; panneaux sur pannes et toiture chaude, où un soin particulier doit être apporté au calfeutrement de la périphérie, des faîtages et des raccordements des panneaux et à la réalisation des points singuliers, afin d'empêcher toute pénétration d'air extérieur en sous-face des tôles. Dans tous les cas, pour les bâtiments isolés, une bonne étude du local, selon son utilisation, permettra de choisir un procédé de couverture et d'isolation adapté.

Pour les bâtiments non isolés en revanche, les variations thermiques, hygrométriques et climatiques entraînent un risque important de condensation en sous-face des bacs acier qui imposera l'utilisation d'un régulateur de condensation adapté ou l'adoption d'une solution d'isolation de la couverture.

(1) L'hygrométrie d'un bâtiment est le rapport de la quantité de vapeur d'eau produite dans le local (W) et du taux de renouvellement d'air (n). Sa valeur est inférieure à 2,5 g/m³ pour un bâtiment à faible hygrométrie et doit être comprise entre 2,5 et 5 g/m³ pour un bâtiment à moyenne hygrométrie.
(2) Voir par ailleurs la fiche n° 16 du Recueil de fiches de pathologie du bâtiment, « Condensation en sous-face des couvertures métalliques ». La fiche est consultable sur www. smabtp.fr
(3) Une autre notion doit être prise en compte à cet égard : la perméance de la paroi plafond, car selon sa composition, l'ensemble isolant - pare-vapeur est plus ou moins perméable à la vapeur d'eau.


Pour en savoir plus

UNCP-FFB (Union nationale des chambres syndicales de couverture et de plomberie de France), www.uncp.ffbatiment.fr