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Bâtimétiers N° 26 - 2012 | FINITIONS/AMÉNAGEMENT

Parquet sur plancher chauffant

Pose collée et rigueur d'exécution obligatoires

La mise en œuvre de parquets sur plancher chauffant est dans la tendance. Mais la qualité de ces ouvrages passe par le respect des prescriptions du NF DTU 51.2 « Pose des parquets à coller », et les délais de coupure du chauffage avant et après la mise en œuvre.

La recherche de techniques performantes thermiquement, dans le cadre de la RT 2012, a amené le développement de solutions de chauffage par le sol qui associent la chaleur douce d'un rayonnement basse température et le confort d'un sol toujours chaud, sans zone froide et sans circulation d'air. À ces avantages, il est possible d'associer les propriétés du bois (acoustique, thermique, confort d'usage...), en mettant en œuvre, sur ces planchers chauffants, une finition sous forme de parquet ou de sol à base de bois. Il faut cependant commencer par exclure la pose des parquets à clouer et la pose flottante des parquets, les DTU traitant ces ouvrages (respectivement NF DTU 51.1 et NF DTU 51.11) n'incluant pas, dans leur domaine d'application, la pose sur les sols chauffants. Seul le NF DTU 51.2 « Pose des parquets à coller » inclut un ensemble de prescriptions concernant la mise en œuvre sur planchers chauffants, qui doivent être respectées pour éviter les désordres les plus courants, comme le tuilage - quand les lattes se relèvent à leurs extrémités dans le sens de la largeur - ou encore le décollement des lattes. La pose des parquets sur sols chauffants se fait donc uniquement en pose collée, qui est le procédé qui transmet au mieux la chaleur.

PLANCHERS CHAUFFANTS HYDRAULIQUES ET ÉLECTRIQUES

Selon un premier cas de figure, la pose collée du parquet peut se faire sur plancher chauffant hydraulique (conforme au NF DTU 65.14), une technique qui utilise des conduites d'eau coulées dans la dalle en béton. Le NF DTU 51.2 prévoit dans ce cas un ensemble de règles de l'art, à commencer par un séchage naturel du support, complété par une mise en température de l'installation de chauffage, et son maintien pendant au moins trois semaines avant la pose du parquet, afin que sa teneur en eau soit stabilisée, pour éviter une migration ascendante d'humidité. Le chauffage doit toutefois être interrompu 48 heures avant l'application de l'enduit de préparation ou la pose du parquet, et ne doit être remis en route qu'une semaine plus tard au minimum, et de manière progressive. D'autre part, la température de surface du parquet ne doit pas excéder 28 °C, la résistance thermique des parquets mis en œuvre doit être inférieure ou égale à 0,15 m².K/W, tandis que les lattes ne doivent pas excéder 90 mm de largeur, voire 130 mm au maximum pour les lattes en chêne d'une épaisseur maximum de 14 mm. « Si l'ensemble de ces prescriptions est respecté, avec un taux d'humidité relative de l'air de 45 à 55 %, un taux d'humidité au sol inférieur à 2 % pour un support ciment et à 0, 5 % pour un support sulfate de calcium (anhydrite), et un taux d'humidité du parquet de 9 à 10 %, il n'y a aucun problème, commente Pierre Lacroze, dirigeant de la société Parquets Lacroze, implantée à Taverny (Val-d'Oise), qui réalise ce type de mise en œuvre depuis quarante-cinq ans. Le plus souvent, les désordres constatés ont pour cause le non-respect des délais de coupure et de remise en route du chauffage. Ces délais sont nécessaires à la stabilisation des colles et du parquet, mais aussi pour permettre à un éventuel retrait dans la couche d'enrobage de se faire de manière uniforme. » Le parquet peut également être mis en œuvre sur des planchers rayonnants électriques (conformes au CPT PRE - Planchers rayonnants électriques - et aux Avis techniques en vigueur), mais dans ce cas seuls les lamparquets - planchettes de 90 mm de largeur et 10 mm d'épaisseur au maximum - et les sols mosaïques sont autorisés, et ils doivent être posés à même la dalle de ciment, ce qui entraîne une restriction de taille : « Étant donné qu'on ne peut rien mettre entre le parquet et le plancher, il n'est pas possible d'obtenir l'isolation phonique de 18 dBA imposée par la réglementation acoustique, ajoute Pierre Lacroze. Le parquet sur plancher rayonnant électrique doit donc être réservé à la maison individuelle, en évitant les chauffages de type alternatif, dont les variations de température peuvent provoquer des désordres. » La pose de parquets pourrait prochainement s'appliquer aux planchers chauffants rafraîchissants, qui devraient faire l'objet d'une étude technique, qui fera évoluer leur mise en œuvre dans une optique d'économies d'énergie. Cette étude devrait porter notamment sur la compatibilité entre parquets et sols chauffants et/ou rafraîchissants, afin d'établir des spécifications techniques précises de mise en œuvre permettant aux entreprises de suivre cette tendance. En effet, les contraintes sont très particulières en raison du « point de rosée », c'est-à-dire la condensation due au rafraîchissement d'un air chaud.

 

Pour en savoir plus

FFB-CMP (Fédération française du bâtiment Charpente, Menuiserie, Parquets), tél. : 01 40 69 57 40, www.polebois.ffbatiment.fr