La Fédération Française du Bâtiment est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment
auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

Le Bâtiment, une richesse pour la France

Twitter FFB

espace adhérent

espace adhérent

Email utilisateur :

Mot de passe

Mémoriser ses identifiants

OK

Vous êtes ici > > > >

OK

Bâtimétiers N° 27 - 2012 | ÉQUIPEMENTS TECHNIQUES

Systèmes de récupération des eaux de pluie

Enfin une norme

Les entreprises disposent désormais d'un texte clair récapitulant l'ensemble des opérations à réaliser pour une installation : collecte, filtration, stockage, distribution, entretien...

La publication de l'arrêté du 21 août 2008 avait jeté les bases des règles applicables à la récupération de l'eau de pluie et à son usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments. Depuis lors, la norme NF P 16-005 « Systèmes de récupération des eaux de pluie pour leur utilisation à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments », qui a pris effet au 14 octobre 2011, complète le dispositif réglementaire. Excluant les eaux de ruissellement, elle donne des spécifications générales sur la conception, le dimensionnement, la mise en œuvre, la mise en service, l'entretien et la maintenance des systèmes de récupération, de stockage et de distribution de l'eau de pluie. Elle précise les exigences minimales concernant les éléments constitutifs de ces systèmes. Première des règles techniques à respecter : les équipements de récupération des eaux de pluie doivent être conçus et réalisés de façon à ne pas polluer ni contaminer le réseau d'eau potable. Cela impose de signaler le réseau utilisant les eaux pluviales, de réaliser un plan spécifique des équipements et d'éviter la coexistence, dans une même pièce, d'un point de puisage d'eau potable et d'eau de pluie.

FILTRATION ET PRÉTRAITEMENT

Concernant la collecte, le texte précise que celle-ci est à effectuer, pour l'eau utilisée à l'intérieur d'un bâtiment, à l'aval des toitures inaccessibles, autres que celles en amiante-ciment ou en plomb. Les gouttières et les chéneaux doivent répondre aux modalités concernant la mise en œuvre et les supports, modalités définies dans le NF DTU 40.5. Après cette collecte mais avant le stockage, en amont de la cuve, l'eau doit subir une filtration et un prétraitement pour limiter l'entrée de matières organiques et minérales.

Si l'eau est distribuée à l'intérieur du bâtiment, le dispositif de filtration doit avoir un diamètre inférieur ou égal à 1 mm et une filtration complémentaire pourra être installée afin de protéger certains équipements, comme la pompe.

STOCKAGE ET DISTRIBUTION

Accessible, nettoyable, vidangeable, fermée par un accès sécurisé et protégée des pollutions extérieures, la cuve doit être conforme à la norme NF P 16-005. Celle-ci définit les caractéristiques des cuves rigides ou semi-rigides, enterrées ou non, en béton, en acier, en polychlorure de vinyle non plastifié (PVC-U), en polyéthylène (PE), en polypropylène (PP) ou en plastique renforcé de verre (PRV). La norme s'intéresse aussi à la distribution. Laquelle se compose au minimum d'un réseau de canalisations non corrodables, repéré par une signalisation spécifique ; d'un système de mise en pression (pompe en immersion ou pompe de surface ) et, le cas échéant, d'un appoint en eau du réseau destiné à assurer la continuité de l'alimentation. Enfin, la norme formalise la mise en service et l'entretien.

UNE MÉTHODE POUR DIMENSIONNER LE STOCKAGE

La norme propose une méthode simplifiée de dimensionnement du stockage pour les utilisations à l'extérieur, et une méthode dite « de référence » pour des usages intérieurs ou mixtes en maison individuelle. Méthode qui repose sur une analyse de la relation entre la ressource en eau de pluie récupérable et les besoins des utilisateurs.

Elle s'appuie sur des données pluviométriques mensuelles et sur des hypothèses de consommation d'eau à l'intérieur de la maison, constante tout au long de l'année, comme les volumes d'eau utilisés par les chasses d'eau.

Dans tous les autres cas, le recours à la méthode de simulation ad hoc s'applique pour optimiser le volume de stockage nécessaire. Lequel doit tenir compte : du volume entrant, c'est-à-dire des apports en eau de pluie et, le cas échéant, l'appoint en eau potable, et du volume sortant, soit les soutirages et le trop-plein de la cuve.

 

 

Pour en savoir plus

UNCP-FFB (Union nationale des chambres syndicales de couverture et de plomberie), www.uncp.ffbatiment.fr