Réforme de la procédure d’injonction de payer : Plus efficace, plus rapide

Le décret no 2026-96 du 16 février dernier réforme la procédure d’injonction de payer afin d’en améliorer l’efficacité et la rapidité pour les créanciers. Il entre en vigueur le 1er avril ; toutefois, ses dispositions ne s’appliqueront qu’aux ordonnances rendues à compter du 1er septembre. Voici les nouveautés.
7:4001/04/2026
Rédigé par FFB Nationale
revue
Retrouvez ce dossier dans notre revue Batiment Actualité
Batiment Actualité Numéro 6 | avril 2026

Réduction du délai de signification de l’ordonnance

 

L’ordonnance devra être signifiée au débiteur dans un délai de trois mois, sous peine de caducité, au lieu de six mois actuellement.

Information du créancier en cas d’opposition

 

Jusqu’à présent, le greffe n’avait pas l’obligation d’informer le créancier si le débiteur faisait opposition. À compter du 1er septembre, excepté devant le tribunal de commerce et celui des affaires économiques, il devra l’informer de l’opposition formée par le débiteur dans le délai d’un mois à compter de sa réception.

 

En l’absence d’opposition dans les deux mois suivant la signification, le créancier pourra engager l’exécution de l’ordonnance. À noter : Devant le tribunal de commerce et celui des affaires économiques, cette obligation ne s’applique pas. Le créancier devra continuer à surveiller activement la procédure.

 

Obligation de produire l’acte de signification de l’ordonnance à l’audience sur opposition

 

Aujourd’hui, en cas d’opposition formée par le débiteur, le créancier n’a pas l’obligation de produire à l’audience l’acte de signification de l’ordonnance. À compter du 1er septembre, s’il ne le fait pas, ses demandes seront irrecevables. Cette réforme impose donc une vigilance accrue des créanciers, notamment sur les délais de signification et la conservation des actes de procédure.

Pour contacter facilement votre fédération et accéder aux prochaines réunions
Vous n'êtes pas adhérent et vous cherchez une information ?