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Bâtimétiers N° 27 - 2012 | GROS OEUVRE/STRUCTURE

Maçonnerie

Nouvelle reconnaissance pour le bloc à bancher

Le NF DTU 20.1 va intégrer un amendement sur le bloc à bancher. Ce procédé devient ainsi une technique courante, à certaines conditions.

Une nouvelle ère s'ouvre pour le bloc à bancher : ce procédé constructif, également appelé bloc de coffrage ou bloc coffrant, fait l'objet d'un amendement qui sera intégré au NF DTU 20.1 « Maçonnerie de petits éléments - parois et murs », dès la publication dans les mois à venir par l'Afnor. Cette technique permet de bâtir des murs par empilement de blocs en béton préfabriqués en usine, dont la partie centrale est creuse. On coule ensuite du béton dans ce « coffrage perdu », après y avoir glissé des ferraillages verticaux et horizontaux, pour obtenir un mur en béton armé d'une grande solidité. La reconnaissance du bloc à bancher comme technique courante va offrir de nouvelles possibilités aux entreprises de maçonnerie. Ce procédé présente une productivité intéressante : les blocs à bancher peuvent être empilés « à sec », sans utilisation de mortier de hourdage, d'où la possibilité de monter un mur porteur de plusieurs rangs et de couler le béton en une seule opération, ce qui permet de gagner du temps. D'autre part, ils sont plus légers que les blocs béton classiques, ce qui permet un montage plus rapide et une manutention plus facile. Attention cependant, l'amendement au NF DTU 20.1 n'intègre qu'une partie des blocs à bancher, ceux qui sont conformes à la norme produit NF EN 15435 et son complément national NF EN 15435/CN, uniquement composés de granulats courants, et d'une épaisseur supérieure ou égale à 20 cm. Autre limitation importante, le NF DTU 20.1 autorise l'utilisation de ces blocs pour les murs de soubassement - qui représenteront leur principale application - et les murs en élévation, mais en excluant les murs de soutènement.

DES EXIGENCES CONCERNANT LE BÉTON ET LA MISE EN ŒUVRE

L'amendement sur les blocs à bancher comporte un ensemble de caractéristiques minimales concernant le béton de remplissage, qui doit appartenir au minimum à la classe de résistance à la compression C20/25 - correspondant au béton de structure - et à la classe d'affaissement S4, c'est-à-dire celle des bétons fluides. D'autre part, le granulat utilisé dans le béton de remplissage doit être d'une granulométrie de 12 mm au maximum, cet ensemble de contraintes étant destiné à obtenir un bon enrobage des aciers et une bonne répartition du béton dans les blocs, deux éléments qui garantissent la résistance de l'ouvrage.

Sur le plan de la mise en œuvre, le nouvel amendement limite à 1,50 m la hauteur de chaque passe, en précisant que le remplissage du bloc à bancher supérieur doit s'arrêter 5 cm en dessous de l'arase en attente, afin d'éviter la reprise de bétonnage au niveau du joint entre deux blocs, et de bien solidariser les rangs de blocs au moyen des noyaux centraux en béton. Enfin, le NF DTU 20.1 amendé précise que la méthode de calcul du dimensionnement pour les murs en blocs à bancher est identique à celle utilisée pour les autres murs porteurs en maçonnerie.

Pour en savoir plus

UMGO-FFB (Union de la maçonnerie et du gros œuvre), tél. : 01 40 69 51 59, www.umgo.ffbatiment.fr