Alléger les procédures, tel est le principal objectif du texte de la loi Huwart. De la maîtrise foncière à l’instruction des autorisations, en passant par les documents d’urbanisme et les contentieux, la réforme entend fluidifier chaque étape du parcours des projets.
Fiche 1 : Limitation dans le temps des nouveaux motifs de refus contre les autorisations d’urbanisme
C’est une évolution notable du contentieux de l’urbanisme, avec pour objectif de réduire les délais et de limiter les recours : lorsqu’un pétitionnaire conteste une autorisation d’urbanisme devant le juge administratif, l’auteur de la décision (le maire ou la collectivité) ne dispose désormais que de deux mois à compter de l’introduction du recours pour invoquer de nouveaux motifs de refus.
Auparavant, l’Administration pouvait faire émerger de nouveaux arguments tout au long de la procédure afin de justifier sa décision. Une situation souvent critiquée par les porteurs de projet, contraints d’attendre le déroulement de l'instance pour connaître l’ensemble des griefs opposés à leur demande.
Fiche 2 : Limitation des possibilités de contestation des documents d’urbanisme
Autre évolution majeure, la contestation des documents d’urbanisme est désormais davantage encadrée. Lorsqu’un recours est dirigé contre une décision fondée sur un document d’urbanisme (SCOT1, PLU…), il n’est plus possible d’invoquer les erreurs administratives (vices de forme ou de procédure) qui auraient affecté son élaboration.
Les requérants ne peuvent désormais contester que le contenu (légalité interne) du document, c’est-à-dire son contenu et les règles qu’il édicte. En pratique, cette limitation réduit les possibilités de remise en cause des documents d’urbanisme plusieurs années après leur adoption. Le législateur entend ainsi renforcer leur stabilité et leur sécurité juridique, dans un contexte où ces documents constituent le socle de nombreuses décisions d’aménagement et de construction.