Le 23 janvier dernier, le Premier ministre annonçait la mise en place d'un nouveau soutien à l'investissement locatif privé, qui a pris depuis le nom du ministre du Logement, le dispositif "Jeanbrun". Deux sujets clefs restent toutefois à traiter : les conditions d'éligibilité de l'ancien et l'éligibilité de l'individuel.
De fait, le dispositif, salué par la FFB, constitue une première réponse au statut du bailleur privé qu'elle porte depuis une dizaine d'année. Après le ré-élargissement du PTZ obtenu en 2025 et concomitamment avec le nouvel abaissement de la Réduction de loyer de solidarité (RLS) qui s'impose aux bailleurs sociaux, le "Jeanbrun" permet de redonner des perspectives aux marchés du logement, au service des ménages et de l'emploi.
Toutefois, comme signalé au Premier ministre dès le 23 janvier, et comme il l'a d'ailleurs repris dans ses propos, les paramètres du dispositif restent trop restrictifs :
- pour l'existant, puisqu'en contrepartie d'un taux d'amortissement faible (3%), il faut engager au moins de 30% de travaux et atteindre les étiquettes A ou B du DPE à leur issue ;
- pour l'individuel, qui se trouve aujourd'hui exclus.
Alors que le dispositif entrera très prochainement en vigueur, le courrier de la FFB au Premier ministre (cf. PJ) insiste sur l'urgence qu'il y a à traiter ces deux points.