Financement des organisations patronales, vers une indépendance financière

16:0215/03/2018
Rédigé par FFB Nationale
44 % des moins de 35 ans ont une image positive des organisations patronales, contre une moyenne de 29 % dans l'ensemble de la population. Le syndicalisme patronal n'appartient donc pas un monde révolu pour les jeunes générations. Près d'un jeune de moins de 35 ans sur deux répond que les organisations patronales représentent bien les entreprises et formulent de bonnes propositions pour améliorer l'économie française. 16 % estiment qu'elles devraient être financées par l'impôt mais la majorité préfère un financement par des cotisations d'adhérents. Côté patronal, le Président de la FFB Jacques Chanut considère que les organisations patronales doivent conserver la maîtrise de leur financement, et pour cela vivre de leurs seules cotisations, sinon elles perdent leur indépendance (colloque du 15 février 2018 sur le financement des organisations patronales - lire également l'édito de Bâtiment actualité du 7 mars 2018). Le Président du Medef Pierre Gattaz considère que les financements publics des organisations patronales devraient disparaître dans un délai de 5 à 10 ans (Europe 1 le 13 mars 2018). Jean-Claude Volot, ancien président de l'AGFPN (Fonds pour le financement du dialogue social créé en 2014) souligne que les réserves de la CGT atteignent 1 milliard d'euros et celles de la CFDT 600 millions, et que ces organisations n'ont pas besoin de financements publics (colloque du 15 février 2018). Selon Julien Damon, professeur associé à Sciences-po, la suppression des financements publics est possible ; il souligne que le patronat français est le seul en Europe à bénéficier de tels financements (colloque du 15 février 2018).
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