Guerre au Moyen-Orient : hausse des prix des carburants - Soutien au pouvoir d'achat des salariés

Chaque hausse des prix des carburants majore les dépenses des salariés pour se rendre sur leur lieu de travail. Les entreprises peuvent adopter une solution temporaire visant à compenser cette hausse grâce aux indemnités conventionnelles de transport, sans qu’il soit nécessaire de les renégocier en région.
7:5417/04/2026
Rédigé par FFB Nationale

Les indemnités conventionnelles de transport 

Les montants négociés au niveau de la région (parfois du département) constituent des planchers. L’employeur qui rembourse les frais engagés par ses ouvriers au moyen des indemnités forfaitaires doit respecter a minima ces montants mais il peut, même à titre temporaire (à formaliser dans une DUE), décider de verser davantage.

Il faut néanmoins rester vigilant à ne pas dépasser les limites d'exonération fixées par l'URSSAF Caisse Nationale (ACOSS).

 

Les limites d'exonération URSSAF

Les limites d’exonération des indemnités de frais de transport fixées annuellement par l'URSSAF tiennent compte des distances parcourues en aller/retour par la route depuis le lieu de rattachement effectif (siège social ou établissement auquel est rattaché le salarié) jusqu'au chantier.

La comparaison entre montants conventionnels et montants exonérés par l'URSSAF s’avère complexe car aux zones concentriques conventionnelles correspondent deux tranches kilométriques URSSAF, elles-mêmes concentriques, donc deux limites d’exonération différentes.

 

Les montants des indemnités conventionnelles ressortent quasi-systématiquement inférieurs aux plafonds d'exonération de l’URSSAF.

 

Les limites d’exonération fixées par l'URSSAF permettent donc de verser, même à titre temporaire, des indemnités de transport supérieures aux montants conventionnels régionaux, mais toujours exonérées de charges fiscales et sociales pour l’entreprise comme pour le salarié.

 

Attention, pour s’assurer de rester dans les limites d’exonération, il faut bien tenir compte des plafonds d’exonération de l’URSSAF, ce qui impose d'utiliser les zones concentriques de 5 Km et non de 10 Km comme fixées par nos conventions collectives.

 

 

L'article VIII-13 des conventions collectives des ouvriers du bâtiment prévoit cinq zones circulaires concentriques au titre de l'indemnisation des frais de transport.

* La 1ère des zones concentriques instituées par l'art. VIII-18 des CCN des ouvriers du Bâtiment (zone de 0 à 10 Km) est parfois divisée en deux parties (zone 1 A et zone 1 B) dont la distance peut varier en fonction des avenants régionaux ou départementaux :

  • la zone 1 A peut-être d'une distance comprise entre 0 et 3 km, 0 et 4 km ou 0 et 5 km ;
  • la zone 1 B sera alors d'une distance comprise entre 3 et 10 km, 4 et 10 km ou 5 et 10 km.
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