Les évolutions d'activité sont plus contrastées qu'un an auparavant : si la proportion d'entreprises ayant enregistré une baisse d'activité est plus élevée (34 % au T1 2026 contre 17 % au T1 2025), celle des entreprises ayant vu leur activité progresser l'est également (33 % contre 20 %).
Ces écarts traduisent une polarisation croissante entre les entreprises : certaines parviennent à maintenir, voire à développer leur activité, tandis que d'autres subissent plus fortement le ralentissement du marché.
La majorité des entreprises anticipe une stabilisation de leur activité au 2ème trimestre 2026. Le recul le plus marqué concerne la commande publique, dans un contexte de transition lié au renouvellement des équipes municipales.
Plus des deux tiers des entreprises jugent leur carnet de commandes conforme au niveau habituellement observé à cette période de l'année, représentant en moyenne 6,3 mois d'activité, avec toutefois des disparités notables selon les domaines d’activité.
Dans ce contexte, plus des trois quarts des entreprises prévoient de maintenir leurs effectifs dans les mois à venir. Des baisses d'effectifs sont néanmoins envisagées par 16 % d'entre elles, contre 9 % au même trimestre de l'année précédente.
Si la trésorerie s'avère globalement normale pour la saison, les marges restent sous tension. La hausse récente des coûts énergétiques dans le contexte des tensions au Moyen-Orient constitue aujourd'hui un sujet de préoccupation important. 39 % des entreprises indiquent que la hausse des coûts des carburants a un impact fort sur leur activité, en particulier sur les marges lorsque les devis ou les marchés ont été signés à prix ferme. 35 % des entreprises signalent des revalorisations tarifaires annoncées par les fournisseurs pour les prochains mois, principalement sur les produits à forte composante énergétique ou issus de la pétrochimie (profilés en matière plastique, PVC…).
Les augmentations peuvent atteindre des niveaux à deux chiffres pour certaines catégories de produits telles que les profilés en matière plastique, les revêtements PVC, l’acier ou encore les tuiles. Elles viennent accentuer des tensions déjà constatées avant le conflit iranien, notamment sur le cuivre.
Enfin, si une grande majorité d'entreprises ne signale pas de rupture d'approvisionnement, quelques lignes restent ponctuellement perturbées. Les résultats complets sont ici