Le Gouvernement a annoncé les sept premiers lauréats de l’appel à projets destiné à faire émerger des « offres intégrées » pour les pompes à chaleur (PAC). Les premières installations sont prévues à partir de novembre 2026.
De quoi s’agit-il ?
Les offres intégrées PAC visent à proposer aux ménages une solution « clé en main » pour l’installation d’une pompe à chaleur air/eau.
Elles regroupent notamment :
- la fourniture et la pose de la PAC ;
- la maintenance pendant au moins trois ans ;
- une offre de fourniture d’électricité à prix fixe pendant trois ans ;
- le financement du reste à charge, sous forme de mensualités
Des primes CEE spécifiques viendront financer le tout.
Le principe est de permettre au ménage de lisser le coût de son installation dans le temps. Dans la très grande majorité des cas, le reste à charge doit être remboursé sur trois ans, avec une durée maximale de cinq ans. Le dispositif prévoit par ailleurs que la dépense mensuelle globale après installation soit, selon les modalités prévues, inférieure ou égale à la dépense énergétique mensuelle avant travaux.
Ces offres sont destinées aux propriétaires de maisons individuelles aux revenus modestes et très modestes doivent permettre d’installer 55 000 pompes à chaleur sur 2 ans ce qui représentera une part minoritaire du nombre d’installations, environ 10% du marché.
Avis de la FFB
Depuis le printemps, la FFB s’est opposée à ce modèle, qui pourrait à terme s’étendre à d’autres métiers du Bâtiment.
Selon la Fédération, le développement de ces offres présente un risque majeur : celui de voir les entreprises du Bâtiment réduites à de simples poseurs intervenant pour le compte de grands opérateurs. Or, le métier d’un chauffagiste ne se limite pas à la pose d’équipements. Il consiste également à conseiller et accompagner le client, à dimensionner l’installation, à réaliser les travaux, à en assurer le suivi et la maintenance, tout en conservant la maîtrise de ses prix.
La FFB reste donc opposée au déploiement de ces offres, susceptibles de créer des distorsions de concurrence, notamment en raison de l’existence de primes CEE spécifiques réservées aux porteurs de ces offres. Son objectif est de préserver la place des entreprises dans la relation commerciale avec le client final, ainsi que la valeur ajoutée de leur intervention. Elle défend un modèle qui garantit leur indépendance, leur liberté de conseil et une juste rémunération.