Cohabitation générationnelle en entreprise - Un défi à relever

Baby-boomers, générations X, Y et Z… désormais, ce sont quatre tranches d’âge qui peuvent se côtoyer dans une même équipe. Leur éducation, leur culture, leur vécu différents influencent le rapport au travail. Pour la cohésion comme pour la performance de ces collaborateurs, les experts plaident pour un management circulaire, qui valorise l’intelligence collective.
10:2813/02/2026
Rédigé par FFB Nationale

Le vieillissement démographique transforme le paysage professionnel. Dans les entreprises, il n’est pas rare de compter des équipes réunissant quatre générations, des sexagénaires aux tout justes trentenaires. Piloter un staff composé à la fois de jeunes diplômés, de seniors très expérimentés et de quadragénaires relève parfois du tour de force : chacun a son propre rapport à la hiérarchie, son propre besoin de reconnaissance, ses méthodes de travail et des réflexes d’autonomie différents.

 

Un « mix » de profils qui oblige l’encadrant à « revoir tout le paradigme », annonce d’emblée Élodie Gentina1, docteure en sciences de gestion et professeure associée à l’IESEG School of Management.

 

Pour des équipes harmonieuses et efficaces, Élodie Gentina conseille de concevoir des modes de gestion et d’animation adaptés non pas à une génération spécifique, mais à l’ensemble des collaborateurs.

 

« C’est un défi majeur, reconnaît cette conférencière, qui suppose de ne pas placer chacun dans une case générationnelle, en commençant par laisser tomber les clichés », ajoute-t-elle.

 

Ces clichés générationnels, justement, quels sont-ils ? « Les jeunes sont flemmards, narcissiques et rebelles ; les anciens, accros au boulot, rigides, dépassés par les nouvelles technologies… », liste Élodie Gentina, qui invite à oublier ces préjugés, pour s’appuyer plutôt sur les qualités de chacun et impulser « une dynamique de partage de compétences » entre générations.

 

Travail collaboratif et intelligence collective

 

Concrètement, le manager a intérêt à mettre en place des projets qui permettent de « passer de la cohabitation à la collaboration », résume cette experte.

 

Quelques pistes ? « Proposer un dispositif de mentorat, qui permet aux salariés de tisser des relations interpersonnelles d’apprentissage entre expérimentés et débutants autour de compétences ou connaissances à acquérir. Ou du mentorat inversé, à travers lequel ce sont les jeunes collaborateurs, cette fois, qui diffusent leurs compétences aux plus expérimentés. »

 

En dehors de ces cadres communs, qui valorisent l’expérience de chacun à travers un collectif de travail, il ne faut toutefois pas perdre de vue que chaque génération garde son propre rapport à la vie professionnelle et à l’entreprise.

 

« La culture, l’histoire, l’expérience de chaque génération façonnent la façon dont elle vit le travail, complète la spécialiste. Le rapport au temps, au numérique, à la famille, à l’autorité n’est pas du tout le même selon que l’on a 25, 45 ou 55 ans. On doit prendre compte ces spécificités », croit-elle savoir.

 

Les Z, génération passée à la loupe

 

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