Stages hors cursus scolaire - C’est possible !

Collégiens, étudiants, jeunes sortis du système scolaire ou demandeurs d’emploi : chaque année, ils sont nombreux à solliciter nos entreprises pour découvrir un métier ou confirmer un projet professionnel, hors du cadre scolaire. Grâce à des dispositifs encadrés, leur accueil peut être organisé simplement et en toute sécurité. Découvrez les modalités pratiques pour ouvrir vos portes dès aujourd’hui.
14:4730/10/2026
Rédigé par FFB Nationale

Accueillir un stagiaire répond à deux enjeux : recruter et renforcer l’attractivité de nos entreprises. D’abord, à l’image de l’apprenti que l’on embauche à l’issue de son parcours, le stagiaire d’aujourd’hui peut devenir le collaborateur de demain.

 

Chaque stage réussi contribue à l’image positive de nos entreprises et du secteur.

 

Ensuite, même sans recrutement à la clé, la qualité de l’accueil reste un investissement. En effet, 50 % des recrutements se font par le réseau 1, et le bouche à oreille est parfois le seul canal utilisé dans le bâtiment. Chaque stage réussi contribue ainsi à l’image positive de nos entreprises et du secteur.

 

Collégiens, lycéens et étudiants : ministage hors cursus scolaire

 

Un collégien en classe de 4e ou de 3e, un lycéen ou un étudiant peut, de sa propre initiative, réaliser un ministage. Celui-ci doit obligatoirement se dérouler pendant les vacances scolaires, y compris, le cas échéant, pendant les vacances d’été.

 

Quelle démarche ?

 

Le jeune et l’entreprise se rapprochent d’une chambre consulaire (chambre de métiers et de l’artisanat ou chambre de commerce et d’industrie). Celle-ci permet la réalisation d’un ministage encadré d’une durée maximale de cinq jours, renouvelable sous certaines conditions. Plusieurs ministages peuvent être effectués dans des entreprises différentes.

 

Exemple : un jeune de 14 ans participe avec sa classe à une visite de chantier d’une heure dans le cadre des Coulisses du bâtiment. Sorti très enthousiaste, il souhaite passer plus de temps dans une entreprise pour découvrir le secteur et être aidé dans son orientation. Une fois l’entreprise identifiée, le gérant se rapproche de la chambre consulaire compétente afin de signer une convention pour un stage prévu durant les vacances de la Toussaint.

Vigilance renforcée dans le bâtiment

 

Dans le secteur du bâtiment, une organisation en amont est d’autant plus importante que le stagiaire accueilli peut être amené à évoluer dans un environnement présentant des risques professionnels. L’accueil d’un jeune en dehors de son cursus scolaire ne doit jamais être improvisé.

 

La convention détermine notamment les missions confiées au stagiaire, sa durée de présence et les modalités de son accompagnement. L’entreprise d’accueil doit désigner un tuteur chargé de l’accueillir, de l’informer et de le guider pendant son immersion.

 

La santé et la sécurité doivent également constituer un point d’attention majeur, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un jeune mineur susceptible d’être accueilli dans un atelier ou sur un chantier.

Jeunes de moins de 26 ans non scolarisés : immersion en entreprise grâce à une mission locale

 

Un jeune âgé de moins de 26 ans et qui n’est plus scolarisé peut être accompagné par une mission locale (426 agences réparties sur l’ensemble du territoire). Celle-ci accompagne la construction du projet professionnel et la recherche d’emploi, et peut permettre au jeune d’obtenir une convention afin d’effectuer une immersion en entreprise.

 

La durée est comprise entre un jour et un mois maximum, avec une possibilité de renouvellement sous certaines conditions. Plusieurs immersions dans des entreprises différentes peuvent également être envisagées.

 

Quelle démarche ?

 

Le jeune doit se rapprocher de la mission locale dont il dépend et évoquer son projet avec son conseiller. L’immersion doit être conventionnée avant son commencement.

 

Exemple : un jeune de 19 ans, sorti du système scolaire, souhaite découvrir le métier de peintre en bâtiment avant de s’engager dans une formation. Il peut se rapprocher de la mission locale afin d’étudier la possibilité d’une immersion dans une entreprise.

 

Les missions locales ont accompagné 34 000 jeunes en 2025 dans le secteur de la construction, des bâtiments et des travaux publics.

 

Personnes en recherche d’emploi : immersion professionnelle via France Travail ou Cheops

 

Sont concernées les personnes âgées de 26 ans et plus en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle. Elles peuvent se rapprocher de France Travail afin d’être accompagnées dans la mise en place d’une immersion professionnelle en entreprise. Pour une personne en situation de handicap, Cheops (réseau national des Cap Emploi) compte près d’une centaine d’organismes de placement spécialisés en France. La période d’immersion peut durer d’un jour à un mois maximum.

 

Quelle démarche ?

 

La personne doit se rapprocher de son agence France Travail ou, selon sa situation, de Cap Emploi, afin que l’immersion soit organisée et conventionnée.

 

Cap Emploi peut financer l’aménagement et l’accessibilité du poste de travail.

 

Exemples : une personne de 35 ans en recherche d’emploi envisage une reconversion vers le métier de carreleur. Une immersion peut lui permettre de confronter son projet à la réalité du métier avant de s’engager dans une formation. En 2025, 25 000 immersions ont été réalisées par des demandeurs d’emploi au sein d’une entreprise du bâtiment.

 

Pour une personne en situation de handicap, c’est un Cap Emploi qui va organiser l’immersion professionnelle dans une de nos entreprises. Si le projet se concrétise, par exemple pour une personne en reconversion vers le métier d’assistant de gestion d’entreprise du BTP, Cap Emploi pourra financer l’aménagement et l’accessibilité du poste de travail.

 


Pas d’immersion « informelle » dans l’entreprise

 

Quel que soit le dispositif retenu, une entreprise doit éviter d’accueillir une personne pendant plusieurs jours « simplement pour voir le métier », sans cadre formalisé. Les dispositifs d’immersion évoqués sont précisément destinés à sécuriser cette situation grâce à la conclusion d’une convention obligatoire et à l’intervention d’un organisme tiers.

 

La convention permet notamment de préciser les objectifs, la durée, les activités exercées, les conditions d’accompagnement et les règles applicables pendant l’immersion. Elle encadre également les modalités de versement de la gratification, laquelle devient obligatoire lorsque la durée du stage excède deux mois.

 

Il convient également de rappeler qu’une immersion professionnelle ne doit pas servir à remplacer un salarié ou à répondre à un manque de personnel. Elle poursuit avant tout un objectif de découverte, d’orientation, d’insertion ou de construction du projet professionnel.


  1. Étude « Les pratiques de recrutement dans le bâtiment et les travaux publics », Observatoire des métiers du BTP, 2021.
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