Il diminue notamment les aides financières aux entreprises qui embauchent des apprentis (pour 200 millions d’économies) et les enveloppes versées aux conseils régionaux pour la formation des demandeurs d’emploi (pour 500 millions d’économies sur 877 millions versés l’année dernière), lesquels fournissent une part importante de la main-d’oeuvre du bâtiment.
La pénurie de compétence est un risque qui pourrait devenir réalité. Elle menacerait alors notre capacité à produire et à relever les défis de logement des Français et de transition énergétique. Nous ne pouvons pas agir sans les femmes et les hommes qui nous accompagnent au quotidien. Comment construire, rénover, entretenir sans dirigeants formés, sans ouvriers qualifiés, encadrants investis, meneurs d’équipes et techniciens chevronnés, fiers de leurs réalisations ?
Depuis six ans, la FFB n’a cessé d’alerter sur cet enjeu majeur. Trouver des marchés au juste prix est une nécessité immédiate. Mais sans anticipation sur les ressources humaines, jeunes ou adultes, cet effort resterait vain.
Bien sûr, notre responsabilité collective est engagée. Combattre les clichés, faire connaître nos métiers et renouveler les vocations est indispensable pour accueillir davantage de jeunes, d’adultes en reconversion, d’apprentis ou de demandeurs d’emploi en formation. Encore faut-il que l’écosystème le permette.
Nous, artisans et entrepreneurs du bâtiment, en sommes convaincus : la formation n’est pas un coût superflu, ni un privilège. C’est un investissement stratégique pour la compétitivité, la qualité et la pérennité de nos structures. C’est également un gage d’avenir pour tous ceux qui nous rejoindront dans l’aventure du bâtiment.
Voilà un beau combat pour demain !