La première concerne la révision du dispositif Jeanbrun prévu dans le projet de loi Logement. Tel que proposée, elle manque une occasion historique de relancer la construction, en laissant de côté la maison individuelle neuve et en contrebalançant les assouplissements dans l’ancien par une contrainte d’électrification.
La seconde correspond au nouveau coup de rabot de 300 millions d’euros sur MaPrimeRénov’. Sans concertation. Avec, à la clé, la quasi-disparition de l’aide aux monogestes, pourtant indispensable à la massification de la rénovation des logements. Le gouvernement renonce à la rénovation énergétique : c’est enfin clair.
Pris séparément, chacun de ces choix est préoccupant. Ensemble, ils alertent sur une politique qui manque de cohérence, au moment même où notre pays aurait besoin d’une stratégie claire, stable et ambitieuse.
Alors que le logement devient le premier sujet de pouvoir d’achat et que la canicule nous rappelle l’urgence à accompagner la résilience des logements, le gouvernement choisit de sabrer dans les investissements.
Par ailleurs, le sujet explosif de la REP PMCB n’est toujours pas réglé sur le terrain : la reprise des déchets est à l’arrêt… malgré une hausse constante des écocontributions. Nos entreprises paient de plus en plus cher un service indigne. C’est inacceptable !
Les artisans et entrepreneurs du bâtiment ne peuvent accepter tant de revirements et de signaux contradictoires.
La FFB continuera donc de se battre, avec détermination. Si nous ne sommes pas entendus, nous prendrons, ensemble, les mesures qui s’imposent.
Plus que jamais, la FFB défend le besoin d’un cap ambitieux et le fera devant les candidats à l’élection présidentielle.