Derrière ces chiffres, une réalité doit nous alerter : moins d’apprentis aujourd’hui, c’est moins de professionnels qualifiés sur nos chantiers demain.
Depuis plusieurs années, la FFB se bat auprès du gouvernement pour préserver, voire renforcer, la prise en charge des apprentis en CAP, BP et bac pro. C’est essentiel. Pour beaucoup de ces jeunes, l’apprentissage représente un premier diplôme et une première entrée dans la vie professionnelle. Près de la moitié des recrutements dans les entreprises du bâtiment concernent ces niveaux de qualification. Et l’insertion professionnelle par l’apprentissage est supérieure de 20 % à celle de la voie scolaire.
À l’heure où le chômage des 15-24 ans repart à la hausse pour atteindre 21 %, le message doit être clair : l’apprentissage n’est pas une dépense, c’est un investissement.
Mais tout ne relève pas de l’État. Nous avons, nous aussi, un rôle à jouer. Malgré le contexte économique et social, nous devons continuer à accueillir et former des apprentis. Nous ne pourrons pas demain déplorer le manque de main-d’oeuvre qualifiée si nous renonçons aujourd’hui à préparer la relève.
Nos CFA du bâtiment sont, à ce titre, des partenaires essentiels. Avec nos fédérations locales, nous travaillons avec eux pour construire, dans chaque territoire, une offre de formation au plus près des besoins des chantiers d’aujourd’hui comme de demain, en renforçant davantage les liens entreprise-apprentis. Pour nos CFA, nous devons rester à l’écoute des besoins du territoire et nous adapter aux enjeux règlementaires, serviciels et de performance dans un cadre de plus en plus concurrentiel.
Le gouvernement doit, lui aussi, tenir un cap clair et cohérent. Former un jeune, c’est préparer un professionnel, renforcer nos entreprises et investir dans l’avenir de nos métiers.
LA FFB se battra, dans le PLF 2027, pour renforcer le financement de l’apprentissage