En 2022, l’approvisionnement déficient en matières premières et en énergies expliquait fondamentalement l’envolée des prix. Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France : par le détroit d’Ormuz transitent essentiellement des produits énergétiques, or cette zone ne représente qu’environ 10 % des importations de pétrole de l’Union européenne et 3 % de celles de gaz.
On constate avant tout une hausse soutenue du pétrole, qui se transmet aux prix des carburants. L’ensemble de l’économie française s’en trouve affectée, le bâtiment et ses salariés compris. Mais il faut souligner que le gaz n’a pas réitéré son envolée de 2022. Il pèse davantage sur les coûts du bâtiment, à travers la production de matériaux mis en oeuvre par le secteur et parce qu’il oriente les prix de l’électricité dans l’Union européenne.
Dans ce nouveau contexte, la FFB participe à la cellule de crise restreinte du ministère de l’Économie. Elle y défend les intérêts des entreprises du bâtiment, y remonte les informations issues de vos signalements. Elle y porte aussi des demandes pour limiter l’impact de cette crise pour nos entreprises.
Elle milite notamment pour que les pouvoirs publics rappellent l’impérieuse nécessité d’intégrer systématiquement aux devis des clauses de révision des prix, dans les marchés publics comme privés. Elle s’assure aussi que les index qui rendent possibles ces clauses suivent bien l’évolution des coûts subis.
Soyez assurés que la FFB est pleinement mobilisée dans ce climat d’incertitude.