Stanislas Lacroix, président d’Uniclima « Génie climatique : la filière mobilisée pour la transition du bâtiment »
À l’horizon 2030 comme 2050, l’enjeu majeur de notre secteur reste l’efficacité énergétique.
Comment Uniclima travaille-t-il avec la FFB et ses métiers du génie climatique pour garantir la qualité de mise en œuvre et la montée en compétences des professionnels ?
S. L. — Nous travaillons avec nos correspondants de filières, tels que l’Association française de la ventilation, l’Association française des pompes à chaleur ou encore Énergie et Avenir (instances au sein desquelles la FFB est présente via l’UMGCCP-FFB), pour faire monter en compétences l’ensemble des acteurs. Nous participons également au lancement du Centre d’expertise pour les pompes à chaleur (CEPAC), qui vise à faire comprendre l’importance de cette solution pour la rénovation comme pour le neuf et à apporter les outils de formation nécessaires.
Face aux tensions économiques actuelles, comment préserver la compétitivité des entreprises de la filière tout en maintenant un haut niveau d’exigence environnementale ? Et comment Uniclima se positionne-t-il pour lutter contre la fraude ?
S. L. — Comme tout le secteur, nous enregistrons une baisse de nos volumes dans tous nos domaines d’activité, des chaudières aux pompes à chaleur en passant par la ventilation. Pour les générateurs de chauffage à boucle d’eau chaude, nos volumes sont passés d’un indice 100 en 2019 à 77 aujourd’hui. Pour autant, l’importance et la permanence des enjeux d’efficacité énergétique, de décarbonation et de bien-être au sein du bâti nous rendent confiants sur l’avenir de la filière.
Pour ce qui concerne la fraude, c’est un thème sur lequel nous échangeons régulièrement avec les pouvoirs publics. Notre rôle consiste à proposer des certifications et normes de façon à rendre la fraude difficile, sinon impossible. Nous intervenons donc en amont afin que les installateurs disposent des informations nécessaires pour détecter les mauvais produits.
À l’horizon 2030, quelle vision portez-vous pour la filière bâtiment et quels messages clés souhaitez-vous adresser aux entrepreneurs et artisans du bâtiment ?
S. L. — À l’horizon 2030 comme 2050, l’enjeu majeur de notre secteur reste l’efficacité énergétique. De l’enveloppe aux équipements, nous devons être au rendez-vous en apportant des solutions communes. Cela suppose de travailler avec les architectes, les bureaux d’études et tous les acteurs du bâtiment pour réfléchir aux nouveaux modes constructifs et matériaux, et pour comprendre comment les acteurs entendent utiliser nos équipements. Nous appelons de nos vœux une collaboration encore plus étroite dans ces démarches de prospective.

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Stanislas Lacroix est diplômé de l’École supérieure de gestion à Paris (1994) et titulaire d’un diplôme d’expertise comptable. Il rejoint l’entreprise familiale Aldes en 1999 en tant que responsable logistique, avant d’occuper successivement les fonctions de directeur des Organisations, directeur général délégué, puis, depuis 2011, président du directoire du groupe Aldes.
Il est également président d’Uniclima, membre du bureau du Medef Lyon-Rhône, président de la commission économique du Medef Lyon-Rhône, et vice-président, membre du bureau et du conseil de direction de la Métallurgie Lyon-Rhône.

