Guide de pose des appuis de fenêtres en béton
Résumé sommaire - contenu du guide de pose des appuis de fenêtres en béton
Ce guide s’adresse aux professionnels du chantier. Il détaille les bonnes pratiques de pose des appuis de fenêtre préfabriqués en béton, en insistant sur la conformité aux normes, la qualité du support, la manutention et les contrôles finaux.
Nature et qualité des produits
Vérifications préalables
Avant toute mise en œuvre, l’entreprise doit s’assurer de la compatibilité entre les appuis, la menuiserie et les plans d’exécution (CCTP). Les dimensions doivent respecter des tolérances précises pour garantir une pose correcte. Des rappels de mesures normalisées sont fournis.
Conformité normative
Les appuis doivent répondre à la norme NF P98-052. Deux possibilités de validation existent : appuis certifiés NF avec marquage visible et durable, ou appuis non certifiés soumis à une réception par lots avec essais de conformité selon le NF DTU 20.1.
Manutention et stockage sur chantier
Conditions de stockage
Les produits doivent être stockés sur une surface plane, protégés (palettes houssées), en respectant les hauteurs de gerbage indiquées par le fabricant.
Conditions de manutention
En cas de manutention manuelle, les appuis doivent être déplacés sur la tranche. Si la masse dépasse 25 kg par personne, un moyen de levage adapté doit être utilisé.
Réception du plan de pose
L’entreprise vérifie la planéité du support selon le NF DTU 20.1 : planéité générale ±10 mm, désaffleurement ≤ 3 mm, débordement minimal de 4 cm à chaque extrémité. En présence de chaînages verticaux, des dispositions spéciales doivent être prévues pour les réservations.
Pose des appuis de fenêtre en applique
Étape 1 : Découpe des réservations
Trois types d’appuis sont détaillés : en H (pose par basculement), en T (pose par insertion depuis l’intérieur) et rectangulaire (nécessitant des réservations de 6 cm dans le mur). Les méthodes de découpe varient selon le type de mur (maçonné, béton banché, blocs à bancher).
Étape 2 : Préparation de l’arase
L’arase permet de corriger les écarts de niveau. Elle doit être limitée à 2 à 3 cm d’épaisseur. Un mortier coffré assure la planéité et le bon niveau dans les diagonales. Une trame empêche le mortier de pénétrer dans les blocs à alvéoles débouchantes.
Étape 3 : Pose des appuis
Les appuis se posent depuis l’intérieur, sur un bain de mortier frais ou un lit de mortier-colle continu. Les points clés à respecter sont : niveau conforme, débord de 3 cm minimum, encastrement homogène, joints hydrofuges (≥ 5 mm) entre éléments multiples et protection avant jointoiement.
Étape 4 : Traitement des extrémités
Pour compenser la dilatation thermique, un polystyrène de 5 mm est ajouté aux extrémités. Les réservations sont rebouchées au mortier bâtard. Un nettoyage rapide est recommandé en cas de salissure.
Étape 5 : Raccords avec le gros œuvre
Côté extérieur, un joint mastic conforme au NF DTU 44.1 est appliqué pour garantir l’étanchéité, notamment sur façades exposées. Côté intérieur, l’isolation doit se poursuivre derrière l’appui. Des schémas illustrent les poses simplifiées (T, H) et les joints de mastic.
Contrôles finaux
Contrôle du niveau
Le niveau est vérifié sur le rejingot arrière. La différence maximale autorisée est de 3 mm par mètre, avec un maximum de 10 mm.
Contrôle de la pente
La pente doit permettre un bon écoulement de l’eau. Pour un appui de largeur ≤ 35 cm, la cote entre le rejingot et le nez doit être d’au moins 53 mm.
Documents utiles
Références normatives et guides complémentaires : NF P98-052, NF 322, NF DTU 20.1, 21, 36.5, 44.1, L’essentiel technique Maçonnerie (2020), Guide DP135 (FIB - CERIB).


