La reconnaissance des fonds neufs est une étape clé qui engage la responsabilité de l’entreprise de finition. Celle-ci doit s’assurer que les supports sont conformes aux exigences des règles de l’art avant tout chantier de peinture ou pose de revêtements muraux et de sols souples. Cet impératif conditionne la qualité finale du chantier, évite les reprises, et limite les litiges.
Ce que vous devez vérifier avant de démarrer
Avant toute intervention, vous devez contrôler que les supports sont adaptés au revêtement prévu : plâtre, béton, béton cellulaire, bois ou dérivés, enduits au mortier, chapes et dalles. La planéité se vérifie avec une règle de 2 mètres pour le contrôle général et un réglet de 20 centimètres pour le contrôle local, tandis que l’humidité doit être mesurée avec un appareil adapté.
Les changements à retenir en 2026
Pour un support enduit au mortier de ciment et/ou de chaux, ainsi que pour un revêtement mural sur subjectile projeté ou jeté, seule une finition C est demandée. Sur un support bois ou dérivé, lorsqu’aucune tolérance de planéité n’est fixée, seul le taux d’humidité compte : 10 % à 12 % pour une peinture et 10 % à 14 % pour un revêtement mural en intérieur ; et 10% pour les locaux chauffés en continu.
Ce que cela implique pour votre entreprise
Vous avez intérêt à intégrer cette reconnaissance des fonds dans votre planning et à ne pas lancer la finition sans validation préalable. En pratique, cela suppose de former vos équipes, de vous équiper en outils de mesure et de refuser les supports hors tolérances afin de limiter les reprises, les litiges et les risques sur la qualité finale.
A noter : cette fiche a été mise à jour en 2026, suite à la révision du NF DTU 59.4 « Mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux ».
Pour toute précision technique, n’hésitez pas à vous rapprocher des services experts de l’UPMF-FFB.