Cette réforme vise à mieux accompagner chacun tout au long de sa carrière. Voici l’essentiel de ce qui va changer :
Une nouvelle appellation
L'entretien professionnel change de nom. Il s'agit à présent de l'entretien de parcours professionnel. Cette évolution vise à aller au-delà du suivi formel en favorisant un échange approfondi sur les compétences, les ambitions et les opportunités de développement.
Une périodicité révisée
Le Code du travail prévoit maintenant un premier entretien dès la première année suivant l'embauche. Celui-ci devra être organisé dans les deux mois à compter de la visite médicale de mi-carrière, le cas échéant.
Les entretiens suivants devront avoir lieu tous les quatre ans (au lieu de deux). Un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié devra être organisé tous les huit ans (au lieu de six).
Un contenu enrichi
L'entretien de parcours professionnel devra aborder :
- les compétences et qualifications du salarié dans son poste actuel ainsi que leurs évolutions possibles en lien avec la situation de l’entreprise ;
- sa situation et son parcours professionnel, au regard des évolutions des métiers et des perspectives d’emploi au sein de l'entreprise ;
- les besoins de formation exprimés par le salarié, qu'ils soient liés à son poste, aux perspectives d'évolution ou à un projet personnel ;
- les souhaits d’évolution professionnelle, incluant les possibilités de reconversion interne ou externe, la mobilisation du CPF, la VAE ou un bilan de compétences ;
- l’activation et l’utilisation du CPF, ainsi que les abondements volontaires que l’employeur peut financer.
Pour les salariés seniors, l'entretien sera également consacré à la prévention santé et à l'usure professionnelle (en lien avec la visite médicale de mi-carrière), ainsi qu'aux perspectives de fin de carrière si le premier entretien intervient dans les deux ans précédant le 60ème anniversaire du salarié.
Dans les entreprises de moins de 300 salariés, le conseil en évolution professionnel (CEP) peut être mobilisé afin d'informer le salarié et de l'accompagner dans la préparation de l'entretien. L'employeur peut également bénéficier des conseils de l'OPCO.
En cas de non-respect des obligations relatives à l'entretien de parcours professionnel (un entretien tous les quatre ans et au moins une action de formation non obligatoire), les entreprises de 50 salariés et plus devront verser des « droits correctifs » de 3 000 € par salarié concerné sur le CPF de ce dernier.
Nous mettons à votre disposition quatre modèles de grilles d'entretien :
- entretien de parcours professionnel à 1 an et tous les 4 ans
- entretien de mi-parcours qui tient compte de la réforme des entretiens
- entretien de fin de parcours
- bilan à 8 ans
Vous pouvez également télécharger notre mini-guide pour vous aider à organiser et mener sereinement ces entretiens.