Tendances récentes du bâtiment - Février 2026

La reprise se poursuit dans l’ensemble du neuf, partant d’un très bas niveau. En glissement annuel sur le quatrième trimestre 2025, les mises en chantier et permis de logements progressent respectivement de 22,3 % et 13,1 %, l’individuel et le collectif portant tous deux le mouvement. Concernant le non résidentiel, sur la même période, les surfaces commencées ressortent dynamiques, à +12,0 %, au rebours des surfaces autorisées qui reculent de 6,7 %. Par ailleurs, le décrochage de l'activité en amélioration entretien se poursuit, à -1,0 % en volume. Au global, entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025, la production se stabilise.
12:4616/02/2026
Rédigé par FFB Nationale

Note de lecture :

plus l’aiguille se situe dans le rouge, plus l’indicateur connaît une situation défavorable par rapport à sa moyenne de long terme ; à l’opposé, plus l’aiguille se situe dans le vert, plus la situation ressort favorable.

 

Le contexte général

 

La croissance du PIB ralentit à +0,2 % au quatrième trimestre 2025. Elle s’avère portée au premier chef par le commerce extérieur, pour lequel les exportations continuent de progresser (+0,9 %) alors que les importations se replient (-1,7 %), puis par l'investissement (+1,1 %) et la consommation des ménages (+0,3 %). En revanche, l’investissement des administrations publiques (+0,1 %) et des entreprises (-0,1 %) reste quasi atone.

 

L’inflation ralentit nettement en janvier 2026, à 0,3 % mais les taux des prêts immobiliers aux particuliers poursuivent leur petite remontée, s’affichant à 3,20 %, hors frais et assurances. Pour autant le marché du crédit continue de se redresser, mais plus modérément, la production dans le neuf progressant de 9,2 % en glissement annuel sur trois mois à fin janvier 2026, profitant toujours du ré-élargissement du PTZ (dans l’individuel et les zones B2-C).

 

 

 

Les marchés du bâtiment

 

La construction neuve poursuit son redressement. Concernant le logement, en glissement annuel sur le quatrième trimestre 2025, les mises en chantier et autorisations progressent respectivement de 22,3 % et 13,1 %, portées par l’individuel comme le collectif. Concernant ce dernier, la hausse des ouvertures de chantier repose principalement sur les logements en résidence qui s’envolent de plus de 50 %, même s'ils ne comptent que pour un sixième du total. Pour les prochains mois, l’individuel continuerait sur sa lancée, en lien avec la bonne tenue confirmée des ventes dans le diffus (+18,5 %). En revanche, des inquiétudes persistent concernant le collectif. De fait, entre les troisièmes trimestres 2024 et 2025, les ventes des promoteurs aux particuliers chutent de 9,6 %, aspirées par l’effondrement de moitié de l’investissement locatif.

 

Le non résidentiel poursuit sa fragile reprise. De fait, en glissement annuel sur trois mois à fin décembre 2025, les surfaces commencées progressent de 12,0 % mais les surfaces autorisées reculent de 6,7 %, pénalisées par la chute des bureaux (-22,1 %) ainsi que des bâtiments industriels et assimilés (-23,5 %).

 

 

La baisse d'activité en amélioration-entretien, amorcée fin 2024, se poursuit au quatrième trimestre 2025, à -1,0 % en volume. Le mouvement s’observe tout autant pour le logement que le non résidentiel. Concernant la rénovation énergétique, le repli s’accentue un peu à-1,5 %, dans le sillage du logement (-1,7 %), alors que le non résidentiel résiste (-0,3 %).

Globalement, entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025, la production se maintient.

 

 

L’appareil de production

En glissement annuel au quatrième trimestre 2025, la baisse de l’emploi salarié ralentit, à -1,0 %, tout comme celle de l’intérim en équivalent-emplois à temps plein à -2,4 %. En volume, la perte atteint 14 800 postes, dont 12 600 salariés.

 

Sur la même période, les défaillances d’entreprises dans la construction reculent de 12,1 %. Quant aux créations hors micro-entrepreneurs, elles restent quasi stables.

 

Entre les troisièmes trimestres 2024 et 2025, les coûts de production dans le bâtiment augmentent de 1,7 % sur un an, tirés par la hausse des salaires (+2,3 %), tandis que les prix se replient de 1,2 %. Ce mouvement se reflète dans le taux de marge opérationnelle, qui abandonne encore 0,2 point de pourcentage sur la même période Plus récemment, l’opinion des chefs d'entreprise de plus de dix salariés sur leur trésorerie s’améliore au quatrième trimestre 2025 et leurs perspectives de prix à trois mois amorcent un mouvement très légèrement haussier.

 

Note statistique : les indicateurs vus précédemment reposent sur des séries de données disponibles depuis 2008 (avec une phase de crise, une phase de reprise, puis le dérèglement long lié au Covid-19) retraitées par la FFB. De fait, pour chaque série, les valeurs extrêmes (supérieures ou inférieures à médiane ± 2 écart-type) sont exclues puis chacune d'entre elles est centrée, réduite et normée pour pouvoir être représentée sur une jauge à douze paliers.
Sources : Insee, Observatoire Crédit Logement/CSA, Banque de France, MATTE/CGDD/SDES, CERC, Ministère du travail/Dares, Urssaf
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