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Comment devenir RGE ?

L’attribution de la mention RGE repose sur la démonstration de votre expertise et de votre professionnalisme dans l’exécution des travaux de rénovation énergétique. Pour l’obtenir, votre entreprise doit répondre à un référentiel précis d’exigences de moyens et de compétences, garantissant la qualité technique de vos interventions. L’évaluation et la délivrance du signe de qualité RGE sont assurées par des organismes de qualification agréés par l’État.
15:4728/04/2026
Rédigé par FFB Nationale

Identifier la bonne qualification professionnelle

 

La première étape consiste à choisir la qualification professionnelle correspondant exactement aux travaux réalisés.

 

Chaque organisme dispose d’une nomenclature officielle :

  • Qualibat : travaux du bâtiment, enveloppe, rénovation énergétique,
  • Qualit’EnR : équipements utilisant les énergies renouvelables,
  • Qualifelec : électricité, photovoltaïque, IRVE, réseaux.

 

Un mauvais choix de qualification est l’une des causes les plus fréquentes de refus ou de demandes de compléments.

 

Pour en savoir plus : consultez le document Quelles qualifications et certifications RGE pour quels travaux ? de l’Ademe.

Vous y trouverez pour chaque type de travaux (chauffage, isolation, ventilation...), la liste des qualifications et certifications reconnues, ainsi que les organismes délivrant ces signes de qualité. Le document détaille également les parcours de formation continue adaptés préparant à l’évaluation RGE pour chaque spécialité ou métier.

 

 

Les prérequis indispensables pour la qualification RGE

 

 

La situation administrative de l’entreprise

 

L’entreprise doit être juridiquement et administrativement saine.

 

Les principaux points de vigilance sont :

  • les changements récents de statut ou de structure,
  • une création ou un rachat récent,
  • la cohérence entre l’activité déclarée et l’activité assurée,
  • le recours à la sous-traitance.

 

Toute incohérence administrative peut entraîner un refus ou une suspension.

 

L’entreprise doit également être :

  • régulièrement immatriculée,
  • à jour de ses obligations sociales et fiscales,
  • couverte par des assurances valides et adaptées aux travaux demandés.

 

Le défaut d’assurance ou une incohérence entre l’activité assurée et la qualification demandée constitue un blocage majeur.

 

 

Le référent technique

 

Le référent technique est un élément important de la qualification RGE. Il garantit la compétence de l’entreprise.

 

Ce référent technique doit :

  • être clairement identifié,
  • disposer des compétences exigées pour les travaux visés
  • être effectivement impliqué dans l’activité

 

Dans la majorité des cas, cette compétence est attestée par le suivi d’une formation reconnue, notamment les formations FEEBAT.

 

Ces formations sont généralement complétées par un QCM de validation des acquis, permettant de vérifier la maîtrise des fondamentaux techniques (performance énergétique, mise en œuvre, pathologies, interfaces métiers, etc.).

 

À noter :

  • une même personne ne peut être référente que pour une seule entreprise ou établissement
  • en cas de départ, l’entreprise dispose d’un délai de 6 mois pour désigner un nouveau référent

 

 

Les formations obligatoires

 

Les formations conditionnent l’accès à la qualification RGE.

 

Pour les qualifications RGE :

  • les formations sont obligatoires.
  • elles doivent correspondre précisément au domaine de travaux (ex : FEEBAT, QualiPV, QualiPAC)
  • elles sont généralement associées à une évaluation (QCM ou équivalent)

 

Pour les qualifications hors RGE :

  • l’expérience peut parfois suffire
  • certaines habilitations réglementaires restent toutefois obligatoires

 

Une formation absente, expirée ou inadaptée entraîne un refus quasi systématique.

Constitution et dépôt du dossier de qualification RGE

 

Le dossier de qualification RGE comprend notamment :

  • les pièces administratives,
  • les attestations d’assurance,
  • les justificatifs de formation, le cas échéant
  • des références de chantiers (devis, factures, dossiers techniques).

 

Les dossiers sont valables un an à compter du paiement.

 

 

Instruction et délais

 

Après dépôt, le dossier est instruit par l’organisme de qualification, puis examiné par une commission composée de plusieurs collèges. Cette organisation garantit une évaluation indépendante et homogène des demandes.

 

À titre indicatif, les délais d’instruction d’un dossier initial (hors demandes de compléments) sont généralement de l’ordre de trois mois. Ils peuvent être allongés en cas de dossier incomplet ou nécessitant des pièces complémentaires.

 

 

Qualification probatoire RGE

 

Lorsque l’entreprise ne dispose pas encore de références suffisantes, une qualification probatoire peut être accordée.

 

La durée de cette qualification probatoire RGE est variable selon l’organisme :

  • Qualit’EnR : pour une durée maximale de 2 ans, accordée une seule fois ;
  • Qualibat : jusqu’à deux ans, non renouvelable ;
  • Qualifelec : jusqu’à deux ans, renouvelable sous conditions.

 

L’objectif est de permettre à l’entreprise de démontrer sa capacité à réaliser des chantiers conformes et de produire ses premières références avant passage en qualification définitive.

 

 

Audit RGE : un pilier du dispositif

 

 

L’audit est obligatoire pour toutes les entreprises RGE.

 

Principes généraux :

  • au moins un audit par cycle de qualification,
  • deux audits pour les catégories de travaux dites critiques,
  • audits à réaliser dans les 24 mois suivant l’attribution de la mention RGE.

 

Les audits portent sur des chantiers réellement réalisés par l’entreprise, sans recours à la sous-traitance.

 

En cas de non-conformité l’entreprise doit corriger les écarts à ses frais et des sanctions peuvent être prononcées, jusqu’à la suspension ou la radiation.

 

 

Suivi annuel et renouvellement de la mention RGE

 

 

Chaque année, l’entreprise doit effectuer un suivi annuel afin de garantir la continuité de sa conformité.

 

Le renouvellement de la mention RGE intervient :

  • tous les deux ans en période probatoire,
  • tous les quatre ans en cycle normal.

 

Une demande déposée hors délai est considérée comme une demande initiale.

 

 

Motifs de refus de la mention RGE et points de vigilance

 


Les motifs de refus de la mention RGE les plus fréquemment constatés sont :

  • défaut ou incohérence d’assurance,
  • absence ou inadéquation de formation,
  • devis et factures non conformes,
  • qualité insuffisante des chantiers présentés (mise en œuvre, reportages photos),
  • incohérence entre le chiffre d’affaires déclaré et les moyens humains,
  • recours excessif ou non maîtrisé à la sous-traitance.

 

 

Conseils pour initier votre démarche RGE

Avant de déposer un dossier, nous vous recommandons de :

  • ne pas vous précipiter,
  • anticiper les formations nécessaires,
  • vérifier la conformité de vos assurances,
  • réfléchir aux produits et matériels proposés,
  • vous faire accompagner si nécessaire. Il existe plusieurs chemins pour accéder à une même qualification.

 

La stratégie doit donc être adaptée à la taille, à l’historique et aux objectifs de votre entreprise.

 

Point d’attention : des évolutions du dispositif RGE sont prévues dans le cadre de la réforme en cours, avec une entrée en vigueur attendue en 2027 ; ce dossier sera actualisé en conséquence.

 

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