Le drone est essentiellement un outil d’observation, de mesure, d’inspection et de diagnostic des ouvrages, notamment en façade et en toiture. Il permet de réaliser des prises de vue haute précision (photos, vidéos) et des relevés de nuages de points depuis le sol, réduisant ainsi les risques liés aux accès difficiles ou dangereux en toiture.
La rapidité d’acquisition des données et leur traitement par des interfaces informatiques adaptées permettent un gain de temps dans l’élaboration d’un devis ou la création d’une maquette 3D de l’ouvrage en toiture. Le drone peut également assurer un soutien dans le cadre du suivi des travaux. Enfin, le stockage des données permet de conserver une trace sur l’évolution d’un chantier.
En véritable outil de prévention, le drone permet également de repérer les parties fragiles ou endommagées et de connaître à l’avance le matériel à prévoir pour accéder et sécuriser l’intervention en toiture.
Enfin, certains drones sont conçus pour réaliser des travaux de pulvérisation pour des nettoyages, des démoussages de couverture ou des traitements de surface.
L’utilisation d’un drone peut ainsi permettre d’éliminer le risque de chute de hauteur dans de nombreuses situations et il conviendra donc ’en tenir compte en mettant à jour le document unique d’évaluation des risques.
Une réglementation selon l’usage
L’utilisation d’un drone à usage de loisir ou professionnel est réglementé afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que la protection de la vie privée. La réglementation a notamment pour objectif de protéger les personnes au sol contre les chutes de drone et de protéger les autres usagers du ciel en évitant les collisions. Les dispositions applicables dépendent donc du type de drone exploité, de son usage et du lieu de vol. À ce titre, il existe des classes de drone, des catégories de vol (caractérisant l’environnement du vol) et des certificats attestant la compétence du télépilote. C’est donc l’adéquation entre ces trois critères qui conditionne l’utilisation du drone.
La réglementation européenne englobe la conception, l’entretien et pour une grande partie l’exploitation des drones, en incluant les exigences de formation et les obligations des utilisateurs. Elle définit ainsi trois niveaux de risque des opérations de vol : la catégorie « ouverte » concerne les opérations à risques faibles adaptées aux usages de loisir et professionnels légers. La catégorie « spécifique » couvre des opérations à risques modérés ou élevés nécessitant des compétences avancées et des autorisations spécifiques. Enfin, la catégorie « certifiée » vise les opérations à risques élevés. Cette dernière ne concerne généralement pas les utilisations actuelles du drone dans le bâtiment.
La réglementation française avait évolué en 2021 pour adopter ces catégories de vol européennes qui s’appuient sur un niveau de risques pour la sécurité aérienne, sans distinguer le caractère professionnel ou non d’une opération. Enfin, des textes réglementaires nationaux restent applicables, en particulier pour réglementer les sujets relevant des autorités nationales, comme la sûreté ou l’utilisation de l’espace aérien français.