Présentez-nous rapidement votre entreprise…
Mon frère et moi représentons la quatrième génération de l’entreprise Albizzati Père et Fils. Nous avons également le bonheur de travailler avec deux de nos enfants, soit la cinquième génération. Notre entreprise couvre un champ large allant de la démolition au gros oeuvre, en passant par des compétences spécifiques en matière de rénovation de monuments historiques. Nous avons aussi une activité de charpente et ossature bois.
Pourquoi vous êtes-vous intéressé à l’IA ?
Avec le développement des usages personnels de l’IA, nous nous sommes vite rendu compte qu’il fallait amener ces usages au sein de l’entreprise. Ces outils commençaient à s’immiscer dans le quotidien des salariés, et il était important de définir un cadre professionnel.
Par où avez-vous commencé ?
En 2025, nous avons réuni tous les salariés qui étaient dotés d’un terminal numérique, des chefs de chantier aux responsables administratifs. Nous leur avons proposé une séquence d’acculturation de six heures, en leur indiquant qu’ils pouvaient partir au bout de trois si le sujet ne les intéressait pas. Personne n’a abandonné. Il s’agissait de sensibiliser aux risques, de préciser les enjeux et de recueillir les premières questions. Nous voulions clairement faire passer le message que « l’IA, ce n’est pas de la magie ».
Quels sont les premiers cas d’usage que vous développez ?
La première application concerne la réponse aux appels d’offres et la définition du prix. L’entreprise dispose d’un historique de données depuis 1998 : nous sommes persuadés que nous pouvons mieux exploiter ces informations. L’agrégation de nos données doit nous aider à mettre en place une approche analytique et prescriptive. On est vraiment ici dans ce que peut apporter l’IA : analyser les chantiers passés pour contribuer à mieux appréhender ceux à venir à partir de critères identifiés ou à identifier.