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Bilan 2025 et prévisions 2026 – Léger rebond sans véritable reprise du bâtiment
Les ouvertures de chantier de logements se sont redressées de 8,4 % en 2025 pour s’afficher à 283 000 unités, niveau encore très faible au regard de la moyenne historique (358 000), mais qui permet de tabler sur un rebond technique de l'activité en 2026.
Prévisions 2026
Activité globale : +1,8 %
Après une chute de 10,8 % sur trois ans, l’activité bâtiment progresserait légèrement en 2026, de 1,8 % hors effet prix, mais le niveau resterait particulièrement bas, en deçà de celui enregistré en 2024 (−5 milliards d’euros) et bien loin de celui de 2022 (−20 milliards).
Logement neuf : +9,5 %
L’activité du logement neuf se redresserait, de 9,5 %, mais le niveau resterait encore bien faible, renouant à peine avec celui réalisé en 2024. La progression des mises en chantier observée en 2025 (+8,4 %) explique ce rebond, mais elle ralentirait sensiblement en 2026 (+4,4 %) pour s’établir à un niveau encore faible de 296 000 unités.
De fait, sans statut du bailleur privé véritablement incitatif, le collectif fléchirait (−2,0 %). Les autorisations sur ce segment en pâtiraient encore plus (−7,2 %), laissant craindre une rechute d’activité globale dès 2027.
Non-résidentiel neuf : +0,5 %
La production du non-résidentiel neuf resterait quasi étale (+0,5 %), sans espoir de véritable reprise, compte tenu d’une érosion des surfaces commencées comme autorisées. Elles resteraient pénalisées par les bureaux, mais s’y ajouteraient les bâtiments administratifs en année d’élections municipales.
Seuls les locaux agricoles et les commerces afficheraient des évolutions positives.
Entretien-amélioration : −0,5 %
L’activité en entretien-amélioration connaîtrait un nouveau repli de 0,5 % (hypothèse optimiste), du fait du logement (−0,8 %) qui souffrirait de transactions se réalisant le plus souvent sans travaux et d’une rénovation énergétique toujours à la peine (−1,3 %).
La baisse d’ensemble de la rénovation serait légèrement amortie par le non-résidentiel, en quasi-stagnation, la hausse de l’investissement des entreprises compensant le repli de celui des collectivités territoriales.
Emploi : −0,8 %
La modeste croissance d’activité ne suffirait pas à infléchir la courbe de l’emploi, qui abandonnerait encore 10 000 postes salariés et intérimaires en équivalent temps plein sur l’ensemble de l’année (−0,8 %). D’autant que l’écart entre évolutions de l’activité et de l’emploi n’a cessé de s’accroître depuis la crise sanitaire de 2020.
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