L’objectif de la nouvelle réglementation, élaborée à l’initiative du BPRI (Bureau de la prévention et de la réglementation incendie), sous l’égide du ministère de l’Intérieur : assurer aux ERP, réalisés avec des éléments structuraux combustibles, un niveau de sécurité renforcé pour les occupants et les services de secours.
Les bâtiments les plus impactés par cet arrêté sont les bâtiments de moyenne et grande hauteur, avec un premier seuil à 8 m. À titre d’exemple, pour les bâtiments du premier groupe compris entre 8 et 18 m, le bois apparent est autorisé sous conditions : il doit être encapsulé par des matériaux classés A2-s1,d0 (par exemple l’apport de parement en plaque de plâtre) ou protégé pour supprimer toute contribution au développement de l’incendie liée à l’utilisation de matériaux biosourcés pendant la durée de protection requise.
Autre exemple, entre 8 m et 28 m, pour une structure comportant une ossature bois porteuse de plus de 8 m, l’utilisation de systèmes d’extinction automatique à eau est exigée. Cela peut engendrer des surcoûts oscillant entre 7 % (> 8 m) et 9 % (> 18 m) de la construction.
L’arrêté entrera en vigueur le 1er juin 2027 ; il est à noter qu’il a déjà reçu un avis négatif du Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE) et de la Commission nationale d’évaluation des normes (CNEN). D’ici là des modifications sont encore possibles. À suivre…