Echafaudages : les clés pour bien choisir son matériel

Le choix d’un échafaudage, quel qu’il soit, ne doit pas être le fruit du hasard. Il répond à quelques règles de base bien précises qui permettront aux entrepreneurs d’être certains de disposer d’un matériel fiable et conforme aux usages qu’ils en feront. Mais quels sont réellement les points à vérifier ?
14:1501/09/2021
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Retrouvez ce dossier dans notre revue Bâtimétiers
Bâtimétiers Numéro 64 | Septembre 2021

Le fabricant doit absolument indiquer que son matériel est conforme à la réglementation française.


Faux
- Cette indication n’est pas obligatoire. En effet, tout matériel vendu en France est, par défaut, censé respecter la réglementation en vigueur telle que stipulée dans le décret no 2004-924 du 1er septembre 2004 relatif à l’utilisation des équipements de travail pour les travaux temporaires, et notamment les échafaudages.

Le matériel que l’on trouve sur le territoire national est donc de facto réputé conforme, même si cela n’est pas expressément indiqué. Toutefois, cette mention peut s’avérer « rassurante » pour le matériel provenant de l’étranger, même si elle ne constitue pas forcément un gage de qualité.

 

Des échafaudages ne répondant à aucune norme peuvent être mis en vente.


Vrai
- Mais attention ! Aucune autorisation délivrée par un organisme reconnu n’est exigée pour la mise en vente d’un échafaudage en France. En d’autres termes, la réglementation doit être respectée, mais pas les normes qui sont d’application volontaire. Toutefois, un produit qui ne fait référence à aucune norme est à considérer comme suspect par nature… et donc à éviter ! Par ailleurs, un échafaudage peut répondre seulement à certains points d’une norme, mais pas à celle-ci dans sa globalité. Là encore, la vigilance est de rigueur lors de l’acquisition d’un matériel.

Il existe des échafaudages certifiés.


Vrai
- La certification Afnor NF 096 régit les équipements de chantier en général et les échafaudages en particulier. Cela signifie que tout matériel relevant de ce processus est validé par l’organisme certificateur dès sa conception, et qu’il fait l’objet d’un suivi régulier au niveau de sa fabrication au fil du temps. Un gage de qualité indéniable !

À noter également qu’un échafaudage estampillé de la marque NF 096 peut prétendre aux subventions « prévention » allouées par la Caisse nationale d’assurance maladie

 

Les échafaudages doivent posséder le marquage CE.


Faux
- Le marquage CE est prévu pour permettre la libre circulation à travers l’UE des produits soumis soit à une directive, soit à une réglementation européenne. Or, les équipements de chantier ne sont pas concernés par cette disposition. L’apposition d’un marquage CE sur un échafaudage n’a donc aucun objet.

 

Chaque type d’échafaudage acheté doit répondre à des besoins prédéfinis.


Vrai
- L’adéquation entre le matériel choisi et l’usage qui en sera fait est incontournable. Trop souvent encore, les entrepreneurs achètent des produits sans avoir préalablement défini un quelconque cahier des charges les concernant.

Tout matériel doit être adapté aux besoins des chantiers menés, que ce soit en termes de dimensions et de hauteur de travail, de déplacement (roulant ou non), d’encombrement (passe-t-il par un bâti de porte ?), de stabilité (à ancrer ou autostable), de transport (nécessité d’une remorque adaptée ?), de durabilité (métal – acier ou aluminium, plus léger – ou composite), etc. Un conseil qui peut se révéler bien utile : s’assurer auprès du fournisseur choisi de la disponibilité dans le temps des accessoires et des pièces complémentaires au matériel acheté ou loué.

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