L’inspection du travail mènera au second semestre une campagne nationale de contrôle de l’utilisation des engins de chantier et appareil de levage. Cette opération s’inscrit dans le cadre de son plan national d’action (PNA) 2026-2029. Elle fait suite à une première campagne réalisée en 2023-2024, qui a mis en évidence des manquements dans les entreprises contrôlées.
Pourquoi cette campagne ?
Les engins mobiles et appareils de levage demeurent une cause importante d’accidents du travail (AT) graves et mortels. 38 % des signalements d’AT auprès de l’inspection du travail sont liés à l’utilisation de ces équipements.
Le bilan de la précédente campagne a notamment révélé :
- des documents uniques d’évaluation des risques (DUERP) absents ou incomplets dans plus d’un cas sur deux ;
- des mesures de prévention insuffisantes concernant la circulation des engins et des piétons dans plus de la moitié des cas ;
- des défauts d’autorisation de conduite dans un quart des entreprises contrôlées ;
- une information insuffisante des conducteurs sur le lieu d’utilisation des équipements dans un quart des cas ;
- l’absence de vérifications générales périodiques (VGP) sur presque un quart des équipements contrôlés.
Forte des nombreuses régularisations obtenues à la suite de la première campagne, l’inspection du travail entend renouveler ses contrôles ainsi :
- de septembre à novembre prochains : phase de contrôle ;
- de septembre à janvier 2027 : contre-visites et suites à contrôle.
Quel ciblage ?
La campagne visera notamment les équipements suivants :
- pelles et minipelles ;
- chargeuses ;
- compacteurs ;
- chariots élévateurs ;
- engins de terrassement ;
- plus largement, équipements mobiles et appareils de levage utilisés sur les chantiers.
Une attention particulière sera portée aux travailleurs les plus exposés, notamment les intérimaires, les salariés en CDD, les apprentis et les jeunes travailleurs.
Quelques points à vérifier
Évaluation des risques
Les agents de contrôle examineront les documents de prévention de l’entreprise, et notamment :
- l’existence et la mise à jour du DUERP ;
- le plan d’action ou le programme annuel de prévention (PAPRIPACT) dans les entreprises concernées ;
- la procédure d’accueil pour les nouveaux arrivants.
Sur les chantiers, le contenu du PPSPS pourra également être examiné lorsque celui-ci est requis.
Organisation de la circulation sur le chantier