La Fédération Française du Bâtiment est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment
auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

Le Bâtiment, une richesse pour la France

Twitter FFB

espace adhérent

espace adhérent

Email utilisateur :

Mot de passe

Mémoriser ses identifiants

OK

Vous êtes ici > > > >

OK

Bâtimétiers N° 40 - 2015 | ENVELOPPE

Bandes de solin et de recouvrement

Les compléments essentiels de la couverture

Les techniques traditionnelles de zinguerie, largement inspirées du savoir-faire des couvreurs, permettent d'assurer également la protection des parties annexes ou indépendantes d'une couverture.

Certains ouvrages métalliques sont destinés à protéger de l'eau des parties dites « indépendantes de la couverture » : les bandes de solin assurent l'étanchéité des raccordements entre une couverture et des ouvrages verticaux de maçonnerie (murs pignons, murs mitoyens, pénétrations continues ou discontinues, etc.) ; les bandes de recouvrement (également appelées « bandes d'entablement ») protègent la partie supérieure des ouvrages maçonnés de type acrotères, entablement, garde-corps ou encore celle des joints de dilatation. Ces deux catégories d'ouvrages sont donc généralement mises en œuvre par les couvreurs ou les étancheurs.

PRÉVENIR LES PHÉNOMÈNES DE DILATATION

Tous sont réalisés à l'aide de feuilles métalliques (zinc, acier inoxydable, cuivre, plomb, etc.). Compte tenu de l'exposition de ces ouvrages à de fortes variations de température, il faudra prévenir les phénomènes de dilatation pour éviter les déformations, les désagrafures, voire l'endommagement du matériau. Les dimensions des feuilles d'entablement, les supports compatibles et les principes de mise en œuvre figurent dans les NF DTU 40.41 « Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc » et 40.44 « Couverture par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en acier inoxydable ». Les bandes de solin métalliques doivent être utilisées en combinaison avec un solin en mortier bâtard ou un joint en mastic élastomère en partie supérieure. Elles sont munies en partie inférieure d'un ourlet rechassé ou d'une pince qui s'arrête à 3 cm du plat de la couverture constitué d'un noquet ou d'une bande de rive. L'exécution du solin sur la maçonnerie diffère en fonction du support. Dans le cas d'une maçonnerie brute (avant enduit de finition), la bande de solin peut se loger dans une engravure remplie ensuite de mortier. Elle peut également être réalisée « en applique » et recouverte d'un solin « en talus » rejoignant le parement de la maçonnerie.Lorsque la maçonnerie et le solin ne sont pas compatibles (murs en béton banché ou revêtus d'un enduit hydraulique notamment), la solution à retenir est celle des bandes de solin porte-mastic. En partie supérieure, celles-ci comportent un profil ouvert qui doit être étanché à l'aide d'un mastic élastomère (les surfaces en contact avec le mastic devront être au préalable nettoyées pour assurer une bonne adhérence). Dans tous les cas, le solin doit faire l'objet d'une surveillance régulière dans le cadre des interventions d'entretien (le joint en mortier ne doit pas présenter de fissures ; celui en mastic ne doit pas se décoller).

CAS PARTICULIER

Le raccordement à des ouvrages en bois comme les jouées de lucarne constitue un cas particulier. Il n'est pas réalisé à l'aide de bandes de solin, mais d'une bande à rabattre, directement positionnée sur le relevé de l'élément de jonction avec la couverture. Après que son profil a été rabattu, un mastic élastomère doit être appliqué en calfeutrement de la partie supérieure. L'exécution des bandes de recouvrement se calque pour sa part sur les principes de couverture en feuilles métalliques (en particulier pour la réalisation des joints de dilatation). Une membrane « neutre » devra être appliquée pour les recouvrements en zinc de pentes en mortier de ciment et pour le recouvrement de formes de pente en plâtre. Pour empêcher la stagnation de l'eau et la corrosion du métal, une pente minimale doit être respectée. En tête et à l'égout des ouvrages, des formes d'ourlet ou de larmier doivent également être prévues pour protéger les façades verticales des maçonneries des salissures pouvant être provoquées par les eaux pluviales. L'ourlet de tête peut être remplacé par un tasseau avec couvre-joint et bande de rive. Le même principe et celui du coulisseau à soufflet s'appliquent pour le recouvrement d'une tête de mur double, en prévoyant un joint de dilatation.

 

Bande de solin posée en applique

 

Bande de solin porte-mastic

 

Pour en savoir plus

UNCP-FFB (Union nationale des chambres syndicales de couverture et de plomberie de France), www.uncp.ffbatiment.fr