Entretien des appareils à combustion - Quelles évolutions depuis l’entrée en vigueur de l’entretien annuel obligatoire ?

Prévention des intoxications au CO
Chaque année, environ 1 300 épisodes d’intoxications au monoxyde de carbone (CO) sont recensés, impliquant près de 3 000 personnes et causant une centaine de décès. La quatrième édition du protocole de mesure du CO élaborée par les membres du CNPG a été publiée en janvier 2025 et s’applique aux mesures réalisées dans le cadre de l’entretien annuel des chaudières à combustion. L’ensemble des règles de ce protocole peuvent être consultées dans le document complet, disponible directement via l’application de l’UMGCCP-FFB.
Enfin, la norme NF X50-010, qui définit les opérations à faire figurer dans un contrat d’abonnement pour l’entretien des chaudières et des pompes à chaleur hybrides gaz, a été mise à jour en avril 2025. Parmi les contrôles communs à l’ensemble des systèmes, on retrouve :
- la vérification du bon fonctionnement de la chaudière ;
- le nettoyage du conduit de raccordement, si démontable, et la vérification de son état selon les contrôles définis par la NF P 45-500 en vigueur ;
- le nettoyage du ventilateur, en plus du corps de chauffe, du brûleur et de la veilleuse ;
- le nettoyage des électrodes d’allumage et d’ionisation ;
- la vérification du circulateur ;
- le nettoyage du siphon des condensats pour les chaudières à condensation ;
- la mesure, une fois les opérations de réglage et d’entretien de l’appareil réalisées, de la teneur en CO ;
- le contrôle visuel de l’embouage du circuit de chauffage, et le nettoyage du filtre chauffage et du pot à boue, s’ils sont présents.
Des points de contrôle complémentaires sont à réaliser dans le cas d’une chaudière raccordée à une VMC gaz, à un conduit concentrique collectif (3CEp) ou à un conduit collectif autre que 3CEp.
Le cas particulier des chaudières alimentées au fioul domestique
Leur installation est proscrite depuis le 1er juillet 2022 dans les bâtiments neufs ou existants à usage d’habitation ou à usage professionnel, puisque la combustion du fioul domestique et du charbon dépasse le seuil maximal de 300 gCO2éq/kWh PCI. L’entretien, la maintenance et même la réparation de ces appareils sont toujours possibles. Le remplacement par une chaudière dite « biocompatible », c’est-à-dire fonctionnant avec un biocombustible liquide tel que le biofioul F30 (contenant 30 % de colza) reste une solution particulièrement intéressante dans les territoires où les alternatives au fioul sont limitées.
L’avis d’un professionnel
Réaliser l’entretien et la maintenance des équipements posés est, selon Sébastien Mourgues, « une vraie plus-value » pour un chauffagiste. Cela nécessite de se tenir informé des évolutions réglementaires et de s’outiller – son entreprise utilise ainsi une application sur tablette pour n’oublier aucun point de contrôle – mais aussi et surtout de se former régulièrement chez les fabricants. « C’est un investissement en temps, dont il découle une vraie expertise. » Une expertise qui rassure les clients, et instaure avec eux un « contrat de confiance » : « Contrat annuel ou pas, ils savent qu’ils peuvent compter sur l’entreprise en cas de souci. »
En ce qui concerne la maintenance des installations anciennes ou posées par d’autres, Sébastien Mourgues observe que les conseils, dorénavant obligatoires lors d’un entretien, sont appréciés par les clients, « notamment ceux qui participent à augmenter la longévité des appareils, par exemple l’installation d’un pot à boue ». En revanche, il invite ses confrères à se montrer prudents face à des installations incomplètes ou recelant des malfaçons : « Il y a malheureusement eu un certain nombre d’entreprises peu scrupuleuses qui ont profité des aides de l’État pour installer à la chaîne des pompes à chaleur sans respecter les bonnes pratiques.
Dans ce cas, mieux vaut ne pas toucher à l’installation, sous peine de devoir endosser les malfaçons et de se voir reprocher par les clients ses dysfonctionnements. » De la même façon, le chef d’entreprise recommande de vérifier dans son contrat d’assurance que le professionnel est bien couvert pour l’ensemble des prestations qu’il est amené à réaliser : « On peut être couvert pour l’entretien du corps de chauffe, mais pas du conduit… » Un point de vigilance, surtout lorsque la compagnie d’assurance n’est pas spécialisée dans le BTP.
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