Bilan de la qualité des installations de gaz en 2025
La qualité des installations continue de progresser
En 2025, 13 560 audits ont été réalisés par les trois organismes de contrôle agréés par le ministère de la Transition écologique (Qualigaz, Dekra et Copraudit), soit une baisse de 7 % par rapport à 2024. Le taux d’audit reste stable, à 5,2 %, traduisant une continuité du dispositif de contrôle. Les évolutions réglementaires ne sont pas seulement des contraintes ; elles constituent des leviers pour structurer les pratiques et valoriser le savoir-faire des entreprises.
Ainsi, les indicateurs des professionnels du gaz poursuivent une évolution favorable, avec un retour à la normale du niveau d’anomalie, lequel avait augmenté après les évolutions du référentiel de contrôle en 2020 (4a, 5, 29f) et 2022 (application de l’anomalie A2 pour les dosserets de chaudière 7a3).
Évolutions réglementaires en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le certificat de conformité modèle 2 (CC2) voit son périmètre étendu à certains établissements recevant du public (ERP) de 5e catégorie. Cette évolution concerne principalement des établissements de proximité dont les installations présentent des caractéristiques proches de celles du secteur résidentiel, tels que les cabinets médicaux ou paramédicaux, les salons de coiffure, les pressings ou encore les petits commerces. Jusqu’à présent, ces installations ne faisaient pas l’objet d’un contrôle par un organisme tiers, une attestation sur l’honneur pouvant suffire.
Le nouveau dispositif introduit désormais un cadre de vérification formalisé reposant sur la mise en place d’un CC2. Par ailleurs, le CC2 a été mis à jour au 1er janvier 2026 afin d’en simplifier l’utilisation et d’intégrer les évolutions techniques récentes. Cette mise à jour, entrée en application le 1er juillet, s’accompagne notamment d’une clarification des rubriques et de la suppression de la signature du distributeur, désormais limité à un rôle de collecte. Enfin, des travaux sont en cours pour améliorer la sécurité des installations collectives, notamment sur les conduits de fumée, en lien avec les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.
La tendance la plus notable concerne l’évolution des anomalies les plus critiques :
- anomalie A2 : 1,9 % (-0,15 point) ;
- anomalie DGI (danger grave immédiat) : 0,4 % (-0,03 point).
Cela signifie que les exigences liées aux matériels non certifiés NF ou aux évolutions réglementaires récentes sont désormais intégrées dans les pratiques professionnelles. Cette amélioration peut s’expliquer à la fois par les actions de pédagogie menées sur le terrain depuis plusieurs années, la mobilisation des organisations professionnelles, dont l’UMGCCP-FFB et ses représentants professionnels au sein des différentes structures d’HabitA+ (CCRG, CCNG…), ainsi que le travail coordonné avec les organismes de contrôle et les pouvoirs publics.
Les anomalies A1 progressent, quant à elles, de 4,7 % (contre 3,82 % en 2024). Si elles restent sans conséquence immédiate sur la sécurité, cette évolution peut traduire soit une meilleure identification de certains écarts lors des contrôles, soit un relâchement sur certains points de finition ou de conformité. Pour les entreprises, cela souligne l’importance de maintenir un niveau d’exigence élevé, y compris sur les points jugés secondaires.
Les différents types d’anomalies
Une anomalie de type A1 correspond à un écart à corriger lors d’une intervention ultérieure sur l’installation, contrairement aux anomalies A2 ou DGI (danger grave immédiat) – les plus critiques – susceptibles d’entraîner des conséquences sur l’appellation « PG Installation » de l’entreprise.
A découvrir
- 8:4701/09/2026
- 11:5522/06/2026
- 11:5522/06/2026
- 11:5422/06/2026
- 11:5422/06/2026
- 12:5417/03/2026
- 12:5317/03/2026
- 12:5217/03/2026
- 12:5217/03/2026
- 13:5227/11/2025
- 13:4227/11/2025
- 13:2727/11/2025
- 13:2227/11/2025
- 15:1404/09/2025
- 14:5804/09/2025
- 14:0004/09/2025
- 9:1104/09/2025
- 8:5004/09/2025
- 14:4110/06/2025
- 9:0410/06/2025



