Responsabilité civile, décennale… « Nous avons effectué cette cartographie car souvent les fournisseurs comme les applicateurs sont dans le flou », explique Jean-Paul Franc, directeur général de Franc Façades, à Chelles (Seine-et-Marne).
« Lorsqu’un client demande de réaliser des travaux en technique non courante car ils ne sont visés ni par les NF DTU, ni par les Règles professionnelles, conseille-t-il, il faut demander à son assurance une attestation nominative de chantier. » Une extension de garantie qui peut aussi s’appliquer à un type de travaux, précise l’entrepreneur : « Chez Franc Façades, nous sommes des spécialistes du micro-mortier de chaux.
Nous avons demandé à notre assureur d’être couverts en technique non courante toute l’année. Quel que soit le cas de figure, il faut que le procédé technique et son domaine d’application soient mentionnés clairement sur l’attestation d’assurance. D’ailleurs, je conseille de réunir le fournisseur et l’assureur en début de chantier afin de pouvoir déterminer ensemble ce dont on parle », ajoute Jean-Paul Franc.
En outre, ce guide comprend un tableau didactique élaboré avec SMABTP. Il recense les risques et l’ensemble des garanties que les entreprises doivent contracter en fonction des techniques employées. « Je recommande de s’y reporter lors de réunions de chantier, poursuit Jean-Paul Franc.
Selon le type de façade, ce tableau d’analyse facilite le questionnement pour identifier les travaux que les assureurs considèrent en technique courante ou pas. » Si ce second guide vient compléter les Recommandations de ravalement des façades parisiennes, sa vocation est plus large : « Il vise à réduire la sinistralité, à faire monter en compétences les entreprises et à valoriser notre profession », conclut l’entrepreneur.