La qualité d’une peinture intérieure ne dépend pas que du produit appliqué et du savoir-faire de l’artisan. L’état du support conditionne en grande partie le résultat esthétique et doit répondre à certaines exigences. La phase d’acceptation du support engage aussi la responsabilité du peintre. Il doit s’assurer que ce support est sain, sec, et apte à recevoir son ouvrage, selon les exigences prévues au marché, et compatible avec le niveau de finition demandé (A, B ou C) conformément au NF DTU 59.1 « Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais ».
Sur plaques de plâtre, la planéité locale est de 1 mm maximum sous le réglet de 20 cm, et la planéité générale de 5 mm sous la règle de 2 m. Le peintre doit vérifier que le parement de l’ouvrage ne présente ni pulvérulence superficielle, ni trou, ni trace d’outils.
Sur support béton neuf, la planéité générale sous la règle de 2 m, et locale sous le réglet de 20 cm, doit respecter les tolérances attendues au niveau de finition escompté par les prescriptions prévues au marché. À défaut, le maçon doit réaliser une finition dite « ordinaire » qui conditionne celle du peintre.
Il ne pourra alors atteindre qu’un niveau de finition C. Mais comme l’état du support doit être compatible avec le niveau de finition exigé dans les prescriptions du marché, le peintre doit le vérifier. À ne pas oublier : l’incontournable contrôle de l’humidité pour éviter les désordres à venir. Elle ne doit pas excéder 5 % en masse. Le peintre doit la mesurer avec un testeur d’humidité et avant application de l’enduit pour garantir son adhérence.