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Bâtimétiers N° 25 - 2011 | ENVELOPPE

Étanchéité à l'air de l'enveloppe

Tester pour progresser

Le label BBC puis la RT 2012 ont introduit en France les tests d'étanchéité à l'air de l'enveloppe. Obligatoires pour ouvrir droit à la labellisation, ces tests sont riches d'enseignements pour les professionnels, qui se les approprient de différentes manières.

« Nous sommes une entreprise qui a toujours été avant-gardiste au niveau thermique. Au moment de la réglementation thermique 2000, nous étions déjà au niveau de performance de la RT 2005, et nous proposons du BBC depuis 2007. » Cet engagement et le niveau d'activité de l'entreprise, qui conçoit et construit environ 120 maisons par an (dont 80 #POURCENTAGE# labellisées BBC), ont conduit Gilles Moyse, responsable de Maison Moyse Bourgogne, implantée en Côte-d'Or, à s'équiper du système de la porte soufflante dès octobre 2009.

UN CONTRÔLE INTERMÉDIAIRE

Jusqu'à cette date, l'entreprise faisait appel à des prestataires spécialisés pour effectuer des contrôles en cours de chantier et s'assurer de l'étanchéité à l'air des ouvrages avant le test de labellisation.

Désormais, les onze conducteurs de travaux du groupe Moyse sont tous formés, et ce sont eux qui réalisent ces tests intermédiaires. « Nous y gagnons en temps, en flexibilité et en coût, assure Gilles Moyse, car le contrôle ne prend pas plus d'une heure. Il n'y a pas de rendez-vous compliqué à organiser et en deux ans, à raison de dix tests par mois, nous avons largement amorti l'achat du matériel. »

Ces tests s'effectuent toujours en présence des autres corps d'état, à qui sont confiés les lots de second oeuvre, pour permettre d'identifier et de corriger d'éventuels défauts de mise en oeuvre. Mais l'entreprise en a aussi tiré profit pour travailler sur certaines sources d'entrée parasite, comme la porte donnant sur le garage, la trappe de visite des combles (qui était isolée mais pas étanche) et l'emplacement du tableau électrique (dorénavant toujours installé dans le volume chauffé). Ces dispositions cumulées ont permis à l'entreprise d'atteindre son objectif : « Nous sommes le plus souvent en dessous du niveau requis pour l'attribution du label - 0,6 m³/(h.m²) -, souligne Gilles Moyse, avec une marge plus ou moins importante, en fonction de la configuration de la maison et de la qualité de nos partenaires. » À Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), un positionnement tout aussi qualitatif a conduit les dirigeants de l'entreprise BTB, et son bureau d'études CLG (50 maisons conçues et construites par an), à opérer des choix différents. « Depuis vingt-cinq ans, nous nous intéressons à la technique et à la réduction des consommations énergétiques, et nous mettons l'accent sur le soin apporté à la mise en oeuvre par nos équipes intégrées (gros oeuvre, menuiserie et charpente) et des partenaires fidélisés de longue date », explique Sandrine Cassaigne, la responsable de CLG/BTB. Dès 2008, l'entreprise atteint ainsi un niveau de performance énergétique de 42 à 55 kWh/(m².an). Lorsque le label BBC est arrivé, l'entreprise n'avait donc pas d'inquiétude sur ce critère, mais n'avait pas la moindre idée de son niveau de performance en termes d'étanchéité à l'air. Plusieurs tests réalisés par un prestataire spécialisé sur des chantiers en cours se sont soldés par un résultat identique - étanchéité à l'air de 0,4 m³/(h.m²). « Ce bon résultat, essentiellement dû au travail consciencieux des équipes d'exécution, nous a poussés à promouvoir la labellisation, mais rendait inutile selon nous la réalisation de tests intermédiaires », analyse Sandrine Cassaigne. En revanche, elle assiste systématiquement au test final. « Pour moi, c'est un outil de progrès irremplaçable, justifie-t-elle. Lorsque des défauts sont constatés, je les signale aussitôt à l'entreprise, pour lui permettre de s'améliorer. Quant à moi, je me place dans une perspective qui dépasse le BBC, car nous savons que demain les contraintes seront plus fortes, et j'essaie de m'améliorer en phase étude. » La démarche n'est pas moins payante, car le dernier test de labellisation, réalisé mi-septembre par l'entreprise BTB, s'est conclu par un niveau de perméabilité approchant les 0,2 m³ /(h.m²).