Rénovation des bâtiments à ossature bois - Un guide pour prévenir les pathologies

Publié en décembre 2025, le guide de rénovation des murs extérieurs en bois indique les recommandations techniques à suivre pour rénover thermiquement les bâtiments à ossature bois dans les règles de l’art.
13:3719/06/2026
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Bâtimétiers Numéro 83 | juin 2026

Il n’existe pas à ce jour de référentiel normatif permettant de rénover les parois en bois existantes. Il se trouve que les parois verticales extérieures en bois ont beaucoup évolué ces quarante dernières années, sous l’effet des renforcements successifs des exigences thermiques, ce qui crée un décalage entre les différentes générations d’ossatures bois et les standards actuels de la construction neuve et de la rénovation thermique des bâtiments.

 

Pour remplir ce vide normatif, la filière bois a pris l’initiative d’éditer un guide de rénovation des murs extérieurs en bois, financé par le Codifab, dont le but est de proposer des solutions techniques fiabilisées permettant de rénover thermiquement les différentes générations de parois bois extérieures – datant des années 1970, des années 1980 et 1990, des années 2000 et à partir des années 2005 jusqu’à l’entrée en vigueur de la RT 2012 – tout en intégrant les critères qui répondent aux autres exigences, comme la sécurité incendie, le transfert de vapeur ou la durabilité.

 

Ce guide a pour domaine d’application les bâtiments dont les parois verticales porteuses sont réalisées soit en ossature bois, soit en madriers empilés massifs ou contrecollés, et propose des solutions de rénovation comportant des revêtements extérieurs avec lame d’air ventilée. Il ne vise pas les parois à pans de bois ou à colombage, ces systèmes constructifs anciens présentant des spécificités techniques ou esthétiques qui peuvent empêcher les opérations de réhabilitation ou de rénovation.

 

Le guide propose une partie consacrée à la reconnaissance et au diagnostic des parois existantes, en passant en revue les différentes générations des parois verticales à ossature bois, grâce à des schémas permettant de les identifier. Il indique également les étapes successives du diagnostic qui doit être réalisé préalablement aux travaux, avec identification des supports, nature des matériaux, et repérage de la structure, pour s’assurer de la salubrité et de la non-dégradation des murs existants.

 

Ce diagnostic doit aussi permettre de s’assurer qu’il n’y a pas de remontées capillaires qui se manifestent par des traces d’humidité linéaires dans la partie basse des pièces en rez-de-chaussée ou au droit des balcons : une barrière d’étanchéité et anti-capillarité doit être présente entre le bois et la maçonnerie. À ce stade, une grande attention doit être portée à la maîtrise des flux de vapeur dans la paroi, pour éviter que les composants ne créent un « effet barrière » à la vapeur d’eau, source de pathologies.

 

Pour prévenir cette sinistralité, il convient de s’assurer de la réalisation d’un pare-vapeur qui permet à l’humidité de migrer vers l’extérieur, dont la continuité doit être vérifiée via une mesure de perméabilité à l’air du bâtiment. En complément, l’isolant doit être complété par un bardage ventilé, d’une épaisseur de 20 mm au minimum en partie courante, avec présence d’entrées et de sorties de lame d’air de 10 mm au minimum en pied et en tête de mur en partie courante et au niveau des points singuliers.

 

Dernier point, le guide évoque la nécessité de s’assurer que la résistance mécanique de la paroi existante est suffisante pour supporter les contraintes liées à l’ajout d’un nouvel ouvrage. Dans tous les cas, il est fortement conseillé d’indiquer à son assureur la conformité des travaux avec les recommandations du guide, pour éviter toute déconvenue.

 

Lien vers le guide

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