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Bâtimétiers N° 22 - 2011 | ENVELOPPE

SYSTÈMES D'ÉVACUATION DES EAUX PLUVIALES

Des auxiliaires qui n'ont rien d'accessoire

Comme les réseaux souterrains auxquels ils aboutissent, les systèmes d'évacuation des eaux pluviales jouent un rôle discret mais essentiel. Ni leur conception ni leur mise en œuvre ne doivent être négligées.

Dans leur fonction première - assurer le « couvert » d'une construction, donc la protéger contre les intempéries, notamment la pluie -, la couverture et la toiture avec étanchéité sont tributaires de l'efficience d'un système d'évacuation des eaux pluviales (EEP). Traditionnellement basé sur l'écoulement gravitaire des eaux(1), celui-ci est formé par l'assemblage étanche d'un ensemble d'éléments : gouttières, naissances, cuvettes, descentes, coudes, dauphins, etc., acheminant les eaux collectées jusqu'aux réseaux de VRD (voirie, réseaux divers). Pour bien fonctionner, ce système doit être correctement dimensionné, y compris les regards de raccordement en voirie, et correctement mis en œuvre, ce qui suppose une bonne coordination des corps d'état sur les chantiers. Deux normes fixent les règles de l'art dans chacun de ces domaines. La première est le NF DTU 60.11 « Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales »(2). Cette norme s'adresse principalement aux professionnels de la plomberie, en charge de la conception des installations, mais elle intègre un chapitre « Installations d'évacuation des eaux pluviales », qui recense les dispositions intéressant les couvreurs et les étancheurs en matière de dimensionnement de tuyaux de descente, de trop-pleins et de regroupement de descentes. La seconde norme, NF DTU 40.5 « Travaux d'évacuation des eaux pluviales », qui fait partie de la série des DTU « couverture », est spécialement dédiée à la mise en œuvre, fréquemment assurée par les entreprises de couverture.

Les points-clés mis en lumière

De nombreuses données figurant dans ces documents ont été rassemblées par les professionnels de la couverture, de façon très pédagogique, dans le calepin de chantier Évacuation des eaux pluviales publié en septembre dernier, pour permettre aux compagnons de s'assurer du dimensionnement correct des installations et attirer leur attention sur certains points-clés. Sans avoir à les calculer(3), ils y trouvent, sous forme de tableaux, les valeurs des développés de gouttière et des sections de descente devant être choisies en fonction de la surface de couverture en projection horizontale, ainsi que les valeurs d'encaissement et de développé des chéneaux qui, elles, dépendent de la surface de la couverture en projection horizontale et de la pente du chéneau. En complément de ces données, l'ouvrage récapitule toutes les notions de base touchant les gouttières (pendantes ou à l'anglaise), les chéneaux, les noues, les pénétrations, avec des rappels utiles sur les valeurs maximales de dilatation, les modalités de jonction (soudure, rivets, colle), les incompatibilités entre les métaux et les matériaux autorisés comme support en fonction du matériau du chéneau. Les points-clés des toitures relevant de l'étanchéité sont spécifiques. Ils concernent le nombre de descentes à prévoir en fonction de la surface, la distance maximale à respecter entre tout point d'une toiture-terrasse et le dispositif de collecte le plus proche, la surface maximale à collecter par descente et, pour les toitures en éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, les règles de vérification et de répartition des EEP pour prévenir les risques d'accumulation d'eau. Ces spécifications figurent dans les NF DTU de la série 43. Correctement dimensionnés et installés, les systèmes d'EEP doivent enfin, pour bien fonctionner, être visités régulièrement et débarrassés des mousses et déchets végétaux qui peuvent les encombrer, voire être réparés. Ces prestations, qui peuvent être une source d'activité complémentaire et que les professionnels ne pensent pas toujours à proposer, peuvent être réalisées dans le cadre de contrats, selon des modèles disponibles auprès des unions et syndicats de métiers de la FFB.

(1) Le recours aux systèmes siphoïdes ou dépressionnaires, sous Avis technique et généralement associés à des systèmes de couverture en tôle d'acier ou de toitures avec étanchéité et éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, reste très minoritaire et limité à des ouvrages industriels, pour lesquels il permet de limiter la taille et le nombre de descentes. Les règles de dimensionnement de ces systèmes font l'objet d'un cahier de prescriptions techniques (Cahier CSTB 3 600 de mai 2007).
(2) En cours de révision.
(3) Basé sur des pointes de précipitation, le débit normalisé est fixé à 3 l/m²/minute en France métropolitaine.

Pour en savoir plus

- UNCP-FFB (Union nationale des chambres syndicales de couverture et de plomberie de France), www.uncp.ffbatiment.fr

- CSFE-FFB (Chambre syndicale française de l'étanchéité), tél. : 01 56 62 13 20, www.etancheite.com

- Calepin disponible auprès de votre FFB départementale.