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Bâtimétiers N° 32 - 2013 | AMÉNAGEMENT/FINITIONS

Bien choisir et mettre en œuvre les parquets

La 3e édition du Guide Parquets, bible de la profession, sera disponible d'ici la fin de l'année. L'occasion de faire un point sur les différents types de parquets et les règles de mise en oeuvre.

Massif ou contrecollé, le parquet est un produit 100 % naturel, résistant, stable et recherché pour ses qualités thermiques et acoustiques. Mais selon quels critères choisit-on un parquet ? L'usage est un des éléments importants à prendre en compte. La norme XP B 53-669 de février 2012 fournit des indications utiles minimales pour l'usage des parquets. Le classement UPEC permet de caractériser le parquet vis-à-vis de l'usure, du poinçonnement et de la résistance à l'eau et aux agents chimiques et l'aptitude à l'emploi dans les locaux caractérisés par le cahier du CSTB n°3509 de novembre 2004. Quant aux essences de bois, elles sont classées selon leur densité et leur dureté, ce qui permet aussi de déterminer un usage approprié. La classe A rassemble les bois tendres (pin, sapin, épicéa, aulne...) ; la classe B, les bois mi-durs (noyer, teck, bouleau, merisier...) ; la classe C, les bois durs (chêne, frêne, orme, hêtre, érable...) ; enfin, la classe D, les bois très durs (wengé, merbau...). En habitation, plusieurs choix sont possibles, en tenant compte toutefois du cas particulier des pièces donnant accès à l'extérieur et des lieux humides tels que la salle de bains ou la cuisine.
Autre critère important : la nature du support (dalle béton, panneaux, chape sèche...) et la hauteur de réservation. À l'étage, il faut généralement envisager une isolation phonique vis-à-vis du bruit d'impact. Elle est obligatoire dans les maisons individuelles en bande ou immeubles collectifs. Le bruit d'impact, dans le cas d'une chute d'objet ou de choc, ne doit pas dépasser 58 décibels. En rénovation, il s'agira de respecter le niveau acoustique initial. En réhabilitation, la pose du parquet sur anciens revêtements obéit à des principes différents selon les types de supports. Sur carrelage, pierre et marbre, tous les parquets contrecollés en panneaux ou lames peuvent être posés en flottant.
On peut également mettre en oeuvre des parquets à coller, à condition de respecter certains principes de préparation du support. Sur revêtement plastique en dalles, la pose de parquets contrecollés en flottant est parfaitement adaptée. Sur moquette épaisse, la mise en oeuvre directe d'un parquet flottant ou collé est déconseillée. La moquette doit être enlevée et le support préparé. Pour la pose d'un parquet, le support doit être parfaitement plan, stable et sain.

Trois types de poses

La mise en œuvre des parquets, c'est-à-dire la pose, relève de trois NF DTU qui ont été révisés récemment. Le NF DTU 51.1, en vigueur depuis décembre 2010, concerne la pose des parquets à clouer. Cette technique souvent utilisée dans la rénovation des monuments historiques est la plus complexe à mettre en œuvre. Les lames de parquets sont clouées sur des lambourdes qui peuvent être flottantes si le support est une chape de béton, ou fixées si c'est une dalle de béton.
Dans les gymnases, un double lambourdage est généralement prévu. La pose flottante, définie dans le NF DTU 51.11 (décembre 2009), ne concerne que les parquets contrecollés et les revêtements de sol à placage bois. C'est une pose où les éléments, lames ou panneaux, ne sont pas fixés au support sous-jacent. Ils sont assemblés entre eux soit par collage en rainure et languette, soit par verrouillage, et sont jointifs sur leurs côtés, rives et bouts. Enfin, la pose collée, dont les règles sont précisées dans le NF DTU 51.2 (mars 2009), peut s'effectuer de deux manières : la pose collée en plein, méthode la plus courante, qui consiste à encoller le support par petites surfaces à l'aide d'une spatule ; la pose collée au cordon (des cordons de colles perpendiculaires à la lame sont disposés de façon continue). Une fois le parquet posé, restent les finitions. Il est conseillé dans la plupart des cas de huiler plutôt que de vernir, ce qui rend l'entretien plus aisé.

Le cas particulier des sols chauffants

D'une manière générale, sol chauffant et parquet massif sur lambourdes ne sont pas compatibles, sauf dans certaines conditions de mise en oeuvre. De même pour les parquets contrecollés posés flottants, qui ne sont pas admis. Seuls certains parquets massifs collés sont adaptés aux sols chauffants qui doivent avoir été exécutés conformément au NF DTU 65.14 sur l'exécution de planchers chauffants à eau chaude. Les parquets massifs collés sont admis jusqu'à la largeur de 90 mm. Pour une épaisseur inférieure ou égale à 14 mm, en chêne, sont admises des largeurs jusqu'à 130 mm. Sur les planchers rayonnants électriques conformes au cahier des prescriptions techniques du CSTB (CPT) n°3606 de 2007, seuls les lamparquets (planchettes) et les parquets mosaïques sont autorisés. La pose de parquets en bois de bout n'est pas admise sur sol chauffant.
Il est rappelé que la réglementation n'autorise pas une température de surface du parquet supérieure à 28°C dans les conditions de base. La pose de parquets sur sol chauffants n'est admise que pour les parquets, y compris colles et sous-couche éventuelle, dont la résistance thermique est inférieure ou égale à 0,15 m².K/W.

Label France

Chaque année, en France, environ 15 millions de m² de parquets sont posés, soit 7 % du marché global des revêtements de sols. Depuis peu, le parquet massif arrive en seconde position derrière le parquet contrecollé même s'il est le plus apprécié, avec 5 millions de m2 en feuillus (majoritairement du chêne) et 3 millions de m² en pin maritime. Le parquet contrecollé arrive donc en première position, avec 7 millions de m² en raison de sa facilité de production et de ses caractéristiques techniques, en particulier une meilleure stabilité. Afin de donner une plus grande visibilité au savoir-faire français, le Codifab (Comité professionnel de développement des industries françaises de l'ameublement et du bois) et l'UFFEP (Union française des fabricants et entrepreneurs de parquets) ont lancé en juin 2012 la marque collective « Parquets de France ». Une quinzaine de fabricants se sont engagés à réaliser l'intégralité du processus de fabrication, depuis l'usinage jusqu'à l'application des finitions, en France. De même, ils ont choisi d'utiliser des essences de bois issues de forêts durablement gérées. Enfin, les parquets bénéficiant de la marque « Parquets de France » présentent d'excellentes qualités du point de vue de la santé : les émissions de COV sont par exemple inférieures au premier seuil (A+) de la réglementation sur la qualité de l'air intérieur.

Pour en savoir plus

FFB-CMP (Fédération française du bâtiment charpente, menuiserie, parquets), tél. : 01 40 69 57 40, www.polebois.ffbatiment.fr