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Bâtimétiers N° 39 - 2015 | GROS OEUVRE/STRUCTURE

Suppression d'un mur porteur

Les étapes à respecter

Tout mur porteur supprimé doit être remplacé par d'autres éléments porteurs - plats carbone, linteaux, poteaux... -, définis avec précision par l'étude béton et mis en oeuvre avec méthode pour garantir la stabilité de la structure.

Que ce soit pour créer un passage d'une pièce à l'autre, réunir deux pièces en une seule (cuisine américaine) ou amé-nager une ouverture plus grande vers une terrasse, la suppression de tout ou partie d'un mur porteur est couramment réalisée par les entreprises de maçonnerie(1). Mais ces opérations, qui impliquent une modification des descentes de charges du bâtiment vers ses fondations, doivent amener à se poser un ensemble de questions. « Avant toute chose, il faut réaliser une étude de la structure existante, pour s'assurer que nous avons bien affaire à un mur porteur et connaître la nature de ce mur, voile béton ou maçonnerie de petits éléments, ce qui conditionne les techniques à utiliser », explique Simon Legarand, dirigeant de Legabat Construction à Wasquehal (Nord). Cette étude permet de définir la solution de remplacement à mettre en oeuvre pour reprendre les charges qui étaient supportées par le mur porteur supprimé. Elle peut être réalisée soit en interne, soit en faisant appel à un bureau d'études extérieur. Dans le cas d'un mur béton, on pourra utiliser des plats carbone, appliqués de chaque côté de l'ouverture, pour renforcer la partie restante du mur supprimé. Mais, dans le cas d'un mur porteur en maçonnerie, la solution la plus courante est de mettre en oeuvre un linteau en béton préfabriqué ou une poutrelle métallique au-dessus de l'ouverture réalisée dans le mur porteur, renforcés quand l'étude béton le demande par un ou plusieurs poteaux.

UNE SUITE MÉTHODIQUE D'OPÉRATIONS

Plusieurs opérations doivent précéder l'intervention sur le mur porteur. Il faut identifier les réseaux qui le longent ou le traversent, puis les isoler et les purger en coordination avec le plombier et l'électricien. Il faut ensuite étayer les planchers hauts, de chaque côté du mur porteur s'il s'agit d'un mur intérieur et à l'intérieur du bâtiment s'il s'agit d'une façade, pour soulager la structure pendant la phase travaux. On peut alors réaliser une première saignée d'un côté du mur, pour y intégrer un premier linteau de la moitié de l'épaisseur du mur environ, avant de renouveler l'opération de l'autre côté. « Attention, les extrémités des linteaux doivent reposer sur des têtes de maçonnerie en bon état, ajoute Simon Legarand. Dans le cas d'un mur dont la maçonnerie est trop dégradée, il peut être nécessaire de réaliser de part et d'autre un appui en béton, dont les aciers et le dimensionnement sont indiqués par l'étude béton. » Une fois le linteau mis en oeuvre, on peut abattre le mur en toute sécurité. S'il s'agit de grandes ouvertures réalisées dans un mur porteur ou s'il y a plusieurs étages au-dessus du mur supprimé, il peut être indispensable de créer un ou plusieurs poteaux en béton ou métalliques pour reprendre une partie des charges supportées par le linteau. Il faudra alors effectuer une étude des fondations, pour s'assurer qu'elles sont aptes à reprendre les charges nouvelles qui descendent dans les poteaux, ou bien procéder à leur renforcement.

 

1

On pourra se référer à la fiche « Suppression de mur porteur » éditée par l'Agence qualité construction (AQC), http://www.qualiteconstruction.com.

Pour en savoir plus

UMGO-FFB (Union de la maçonnerie et du gros oeuvre), tél. : 01 40 69 51 59, www.umgo.ffbatiment.fr